Publié le 26 Jan 2026 - 09:47

VBG–KMS

 

L’essor rapide des technologies numériques et des réseaux sociaux offre de nouvelles opportunités d’expression, d’apprentissage et de participation sociale aux jeunes. Toutefois, cet environnement expose particulièrement les jeunes filles à diverses formes de violences numériques, telles que le cyberharcèlement, le chantage à caractère sexuel, l’usurpation d’identité, la diffusion non consentie d’images intimes, les discours haineux ou encore l’exploitation sexuelle en ligne. C’est dans ce contexte qu’un atelier de formation sur la prévention et la lutte contre les violences numériques faites aux jeunes filles s’est tenu hier.

À cette occasion, Ndeye Fatou Sarr, présidente du Comité local de veille contre les violences faites aux femmes et aux enfants (CLVF), a rappelé que la commune urbaine de Pikine se caractérise par une forte densité de population jeune et un usage croissant des outils numériques. Une situation qui expose davantage les jeunes filles à des risques accrus de violences en ligne, souvent aggravés par la méconnaissance de leurs droits, l’absence de mécanismes de signalement accessibles et la persistance de normes sociales discriminatoires. Selon elle, les violences numériques ont des conséquences graves sur la santé mentale, l’estime de soi, la scolarité et la participation sociale des jeunes filles.

...Face à ces enjeux, le CLVF, en partenariat avec ONU Femmes, met en œuvre le projet intitulé « Appui à l’élimination des violences faites aux femmes et aux filles : une perspective d’autonomie ». Ce programme s’appuie sur des actions de prévention et de sensibilisation visant à renforcer la sécurité numérique des jeunes filles. L’organisation de cet atelier s’inscrit ainsi dans une approche intégrée de lutte contre les violences faites aux femmes et aux filles, en dotant les participantes de compétences pratiques pour prévenir, identifier et dénoncer les violences numériques.

À l’issue de la formation, il est également prévu la mise en place d’un club des jeunes filles de Keur Massar, destiné à favoriser l’auto-protection et l’éducation par les pairs sur les violences basées sur le genre. Par ailleurs, Ndeye Fatou Sarr a précisé que l’objectif général de cet atelier est de renforcer les capacités des jeunes filles de Keur Massar à prévenir, identifier et faire face aux violences numériques. Il s’agit notamment de promouvoir un usage sûr, responsable et autonome des outils numériques, de sensibiliser aux différentes formes de violences numériques et à leurs impacts, de renforcer les compétences en sécurité numérique et en protection de la vie privée en ligne, d’informer sur les droits ainsi que sur les mécanismes de recours et de signalement existants, et de développer des stratégies individuelles et collectives de prévention et de réponse.

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