Publié le 4 Mar 2014 - 04:22
ASSEMBLÉE GÉNÉRALE DE L’UNACOOPHS

95 000 parcelles en souffrance, depuis 2000

 

Depuis 2000, 95 000 parcelles de l'Union nationale des coopératives d’habitat du Sénégal  (UNACOOPHS) sont en souffrance, par défaut de documents administratifs et d’immatriculation de l’État.

 

L'Union nationale des coopératives d'habitat du Sénégal  (UNACOOPHS) a dénoncé hier les obstacles auxquels elle est confrontée depuis 14 ans. 95 000 de ses parcelles sont en souffrance. ''Depuis 2000, nous avons une vaste panoplie de foncier dans les 6 régions qui composent l'union nationale. Ce foncier mis à la disposition des coopératives, dans le cadre des programmes zones d'aménagement concertées (zac), n'ont pas leurs documents administratifs.

Que ça soit le bail ou le foncier, ils permettent d'accéder à la propriété, à travers le financement bancaire. Ce qui a fait que 95 000 parcelles sont en souffrance'', a souligné Souleymane Kane, président de la coopérative, samedi lors d'une assemblée générale.                                

Outre les 6 régions, des parcelles appartenant à des coopératives et situées sur le domaine national accusent un retard dans  l'immatriculation par l'État. ''Cela fait que ces coopératives ne peuvent pas en prendre possession. Depuis 2000, ce problème n'est pas réglé. On ne peut pas parler de pôles urbains, sans auparavant régler la situation. Donc, il faut faire vite, parce que nous avons toute une population qui est en train de vieillir'', a dit Souleymane Kane.

Il invite l'État à réagir vite, ''sinon, dit-il, nous allons perdre  50% de nos membres qui ne seront plus bancables. Avec l'arrivée de Khoudia Mbaye à la tête du ministère de l'Urbanisme et de l'habitat, nous tenions chaque 15 jours une séance de travail. Mais, ces travaux n'ont pas donné de résultats'', a-t-il souligné. ''L’État doit mettre des structures pérennes en place. A l'instar de ce que font la Sicap et la Sn hlm, qu'on puisse impulser l'investissement au niveau des mouvements coopératifs qui, dans le cadre social, sont en train de créer la solidarité et le partage.

Amadou Camara, représentant du ministre de l'Urbanisme, a indiqué que les réunions suspendues, depuis 4 mois, vont reprendre. ''Nous prendrons en compte tous les problèmes pour régler définitivement la question'', a assuré M. Camara.

 

 

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