Publié le 21 Aug 2014 - 04:07
DOMICILE, UN LIEU DE PARTOUZE

Le proxénète prend deux mois ferme

 

Bocar Diallo a beau regretter son acte, la main ferme du juge n’a pas tremblé pour le condamner à une peine ferme de prison, lui qui louait sa maison à des prostituées.

 

C’est suite à une dénonciation que la police a mis la main sur lui. En effet, les hommes en tenue ont été informés des faits de Bocar qui, avide d’argent, louait ses 5 chambres à toute personne qui voulait satisfaire un désir sexuel. C’est ainsi qu’il a été appréhendé pour proxénétisme. Ses complices, toutes des filles, ont été arrêtées par la même occasion pour non-inscription au fichier sanitaire.

Mais devant la barre, Mame Saye Guèye, Seynabou Ndiaye et Saly Ndiaye ont nié être du plus vieux métier du monde. La première nommée a tenté de faire croire au juge qu’elle était en compagnie de son petit ami dans la maison de Bocar lequel était son ami. Saly Ndiaye, elle, a confié au président être seulement partie accompagner sa copine Seynabou Ndiaye qui devait répondre à un appel de son petit copain.

Décrit comme le cerveau de la bande, Bocar Diallo a nié lui aussi les faits qui lui sont reprochés. A ses yeux, c’est à des pères de famille qu’il pensait avoir loué ses chambres. Le hic, c’est qu’il ne s’est pas souvenu de leurs noms. La fouille effectuée chez lui a permis aux enquêteurs de constater qu’il n’y avait que des matelas et des ventilos. Suffisant pour incriminer le mis en cause qui, finalement, s’est confessé. «Je regrette mon acte, je ne sais pas ce qui m’a pris, je sais que j’ai fauté. Mais, pensez à mes enfants et ma femme qui est enceinte», a-t-il dit d’un air triste.

Des propos qui n’ont pas attendri le procureur qui a requis une peine d’emprisonnement à son encontre. Selon lui, le prévenu a fait de sa maison un vrai lieu de rencontres pour les prostituées et leurs clients sans même penser à sa famille. Et en tant que parquetier, il a promis de prendre des mesures fermes pour « protéger la famille de Bocar Diallo contre la voie empruntée par ce dernier pour s’enrichir ». Le tribunal a finalement condamné Bocar Diallo à deux mois ferme. Les deux amies  Saly Ndiaye et Mame Saye Guèye ont pris deux mois avec sursis alors que Seynabou Ndiaye a été relaxée.

NDEYE AWA BEYE

 
Section: 
PARUTION - « A LETTER TO MY YOUNGER SELF » Dix-sept femmes africaines écrivent à celles qu’elles étaient
RENTRÉE SCOLAIRE 2026-2027 À NOTTO DIOBASS : Vingt-trois millions pour les fournitures, des besoins en papier persistent
CONSEIL DES MINISTRES : Diomaye Faye en croisade contre les inondations
RENTRÉE SCOLAIRE 2026-2027 : Les cours reprennent, les inondations retardent encore certaines écoles
LUTTE CONTRE LES VBG : Quand le Sénégal s'inspire du modèle Béninois
EXÉCUTÉS À GIGNY EN 1940 Yali Fall et Souleymane Ly, la mémoire retrouvée
ACCUSATIONS SUR LE FINANCEMENT DES SALAIRES : Sen TV porte plainte contre Cheikh Bara Ndiaye
VIOLENCES CONTRE LES FEMMES ÂGÉES : Des abus encore largement invisibles
Droits de l’homme
DAKAR DEM DIKK : Les syndicats menacent de paralyser le réseau pendant trois jours
AFFAIRE MBAYANG DIOP : Dix ans après, la société civile plaide pour la grâce royale
TRAFIC DE FAUX BILLETS DAKAR, MBOUR, THIÈS ET LOUGA : Le grand coup de la gendarmerie
ÉDUCATION - RSE : LES ICS au chevet des écoles de Tivaouane et Méouane
LA SITUATION DU CHÔMAGE AU SÉNÉGAL : Le marché de l’emploi sous tension au deuxième trimestre 2026
Journée mondiale de la vue
COMMISSIONS D’ENQUÊTE PARLEMENTAIRE : Adha demande d’aller jusqu’au bout
Planification familiale
SAISIE DE 650 T DE DROGUES, DE PRECURSEURS ET DE PRODUITS PHARMACEUTIQUES : Le grand coup d’INTERPOL
RENTRÉE SCOLAIRE À THIÈS : 80 établissements touchés par l’hivernage
GESTION DE LA PROBLÉMATIQUE DE L'EAU : L’État invité à prendre ses responsabilités