Publié le 26 May 2012 - 21:28
CONDAMNÉE A CINQ ANS DE TRAVAUX FORCÉS

La domestique avait poignardé son bébé avec un tesson de bouteille

 

Pour avoir tué son nouveau-né avec un tesson de vitre, Khady Diouf a été condamnée hier, par la Cour d’assises de Dakar à cinq ans de travaux forcés pour infanticide.

 

''J’avais caché ma grossesse. Le jour de mon accouchement, je suis montée au balcon du domicile de ma patronne où j’ai accouché. Lorsque le bébé est tombé par terre, je l’ai mis dans une caisse tapissée de tessons de vitres en l’écrasant. Par la suite, j’ai pris un autre tesson pour le poignarder. Mais, j’ai fait croire à ma patronne que j’avais fait un avortement de quatre mois''. Lorsque l’accusée a arrêté son récit là, l’avocat général Mame Cor Ndour a voulu en savoir davantage, en demandant à Khady Diouf de revenir plus en détails sur les faits survenus le 05 avril 2009, au domicile de sa patronne à Guédiawaye. Mais, le président de la Cour André Bop Sène l’a interrompu en ces termes : ''Il ne faut pas nous donner des frissons, comme s’il s’agissait d’un film d’horreur''. Une remarque partagée par le public qui n'a pu s'empêcher d'exprimer son effarement. Car, lorsque Khady Diouf a relaté la manière dont elle a tué son nouveau-né, les personnes présentes dans la salle n’ont pas pu se retenir. Certains ont tenu leur tête entre leurs mains, en laissant échapper un bruit. Une femme a même pleuré. Ce récit atroce, a même ébahi l’interprète (une dame) dont le timbre de la voix a changé, au fur et à mesure que Khady débitait son récit. ''Nous comprenons que vous soyez choquée, en tant que mère. Mais, tâchez de parler plus fort'', lancera le président de la Cour. Après cette remarque, l’instruction d’audience a pu se poursuivre.

 

 

''Il m'a envoyée balader avec des injures''

 

Ainsi, Khady Diouf a donné les raisons de son acte. Si elle en est arrivée à cette extrémité, c'est parce que son amant à refusé d'assumer la paternité de l'enfant. ''Après deux mois de ma grossesse, je suis partie lui annoncer la nouvelle. Mais, il m’a envoyée balader avec des mots aigres doux'', a déclaré l’accusée. ''Mon premier enfant, son père l’a reconnu. Ce qui n’est pas le cas pour le second. Je ne voulais pas qu’il me demande son père quand il serait grand'', s’est-elle justifiée, non sans indiquer qu’elle ignore le nom de famille de son amant Badou. L’autre raison avancée par Khady Diouf, est le souci de conserver son travail pour aider sa mère. Elle a également évoqué sa honte vis-à-vis de sa maman, ayant déjà eu un premier enfant naturel. L’avocat général a estimé que ces raisons ne peuvent justifier l’acte de Khady Diouf. Il a donc requis sept ans de travaux forcés. Me Ousseynou Gaye a sollicité la bienveillance de la Cour, en invoquant la condition sociale de sa cliente. La Cour a condamné Khady Diouf à cinq ans de travaux forcés, pour infanticide. En détention préventive depuis le 10 avril 2009, l’accusée, fille unique, devra encore attendre deux ans pour retrouver sa maman.

 

FATOU SY

 

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