Publié le 17 Mar 2026 - 15:29
NOS RESSOURCES NE DOIVENT PLUS ENRICHIR LES AUTRES.

“L’Afrique doit servir d’abord les Africains”

 

Je veux saluer avec admiration l’audace du gouvernement sénégalais. Oser renégocier certains contrats miniers et pétroliers — des accords qui, pendant trop longtemps, ont été défavorables à notre peuple — est un acte courageux et nécessaire.

La souveraineté ne se limite pas aux discours. Elle commence par la maîtrise de ce qui nous appartient : notre or, notre pétrole, notre gaz, nos minerais. Pendant des décennies, ces richesses ont servi d’abord d’autres continents, pendant que nos populations vivaient avec beaucoup trop peu. Il est temps que cela change.

Soyons honnêtes : certains dirigeants ont cru que garder le pouvoir passait par la satisfaction des intérêts des puissances étrangères, en leur ouvrant l’accès à nos ressources. Mais le pouvoir, lorsqu’il est utilisé pour plaire aux autres, finit toujours par trahir le peuple. L’histoire l’a montré.

Aujourd’hui, nous devons tourner la page des complexes et reprendre notre destin en main. Ce ne sera pas facile, et personne ne le prétend. Cela demandera des sacrifices, de la résilience, et surtout une gouvernance responsable : moins de privilèges pour nos dirigeants, plus de rigueur dans la gestion de nos États, plus de sérieux dans le travail au service des populations.

Après plus de 60 ans d’indépendance, il est temps de regarder notre histoire avec lucidité. Nous n’avons pas toujours avancé comme nous aurions dû. Parfois nous avons stagné. Parfois même, nous avons reculé. Mais rien n’est irréversible.

L’Afrique a tout ce qu’il faut : la jeunesse, l’énergie, l’intelligence et les ressources pour devenir un acteur majeur du monde de demain. Pour y parvenir, il nous faut renforcer nos partenariats Sud-Sud et construire une véritable coopération entre nations du Sud.

Parce que l’indépendance politique sans souveraineté économique n’est qu’une illusion.

Un peuple qui ne contrôle pas ses ressources ne contrôle pas son destin.

Moustapha BA
Président Aide-International
Président d’honneur de l’ONG-OCD Fédéralitude-Suisse
E-mail : contact@aide.international

Section: 
LA RUE COMME MUSÉE : Pour une esthétique populaire de la ville africaine
Hommage à Mame Less Camara (3 ans déjà....)
YAKAAR-TERANGA : Les véritables pertes de l’État du Sénégal et les conséquences dévastatrices
YAKAAR-TERANGA : Les deux raisons du départ de kosmos
MÉMOIRE - TROIS ANS DÉJÀ : Malick Ndiaye, le veilleur de l’éthique Ceddo
REVALORISATION DE LA FORMATION DES JOURNALISTES DANS LE CADRE DU FADP ET RÔLE PIONNIER DU CESTI : Le pari de la qualité
DU TEXTE AU GESTE : L’ordre de préséance et la valorisation des élus à la lumière du décret n°99 252 du 19 mars 1999
AU SENEGAL, LES PAUVRES PAIENT PLUS POUR SE SOIGNER : Le paradoxe de notre système de santé
DE LA SUPRÉMATIE PRÉSIDENTIELLE : Entre conflits et primauté
Analyse de la décision n° 2/C/2026 du Conseil Constitutionnel
De grâce ne nous faites pas ça !
SONKO MOY DIOMAYE - DIOMAYE MOY SONKO : C’est le difficile qui est le chemin
Vous n’avez même pas honte : récit d’une fraternité trahie
Refus de l’intangibilité absolue du titre foncier et fondement juridique d’une politique de récupération des biens publics irrégulièrement appropriés
CULTURE AU SÉNÉGAL : Une puissance créative entravée par ses propres failles
Les mineurs artisanaux africains méritent le développement, pas l’effacement
LE SÉNÉGAL DEVANT UN DÉTROIT D’ORMUZ FINANCIER : Explication métaphorique des TRS
L’ÉCONOMIE DES SOINS : Une condition d’autonomisation économique des femmes et de prospérité partagée au Sénégal
SÉNÉGAL–FMI Entre souveraineté proclamée et dépendance réelle
SONKO–DIOMAYE : Pourquoi la coopération vaut mieux que la rivalité