Publié le 26 May 2020 - 16:14
NOUVEL ORDRE MONDIAL

L’Afrique invitée à s’unir et à s’imposer 

 

Le nouvel ordre mondial doit être une opportunité pour les chefs d’Etat, dirigeants africains d’harmoniser leurs positions avec celles de leur peuple, de s’unir afin de s’imposer face à l’Occident. C’est l’appel lancé hier par l’ONG Otra Africa, à l’occasion de la célébration de la Journée de libération de l’Afrique. 

 

La pandémie de Covid-19 a exposé les ‘’faiblesses’’ de l’Europe dans son organisation, démontré ‘’les limites’’ des accords multilatéraux, révélé le ‘’conflit d’intérêts’’ de grandes firmes pharmaceutiques et la rivalité entre la Chine et les Etats-Unis pour l’Afrique. Face à cette situation, l’ONG Otra Afrique appelle les Africains à l’unité, afin de s’imposer à l’échelle internationale. ‘’L’Afrique, berceau de l’humanité, a vécu toutes sortes d’humiliations telles que l’esclavage, la colonisation, l’impérialisme et la domination politique, économique et diplomatique depuis des siècles.

Cependant, le nouvel ordre mondial qui se prône et dont les instigateurs et la provenance restent encore méconnus, doit être une opportunité pour les chefs d’Etat, dirigeants d’harmoniser leurs positions avec celles du peuple africain, de s’unir afin de s’imposer face à l’Occident’’, a lancé le président de l’ONG Souleymane Aliou Diallo, à l’occasion de la célébration de la Journée mondiale de l’Afrique. Il donne l’exemple de la ‘’victoire’’ dans la bataille du CFA vers l’Eco, ‘’malgré le fait que le long chemin reste à faire’’, de Madagascar qui a dû ‘’obliger l’Organisation mondiale de la santé (OMS) à un dialogue ferme qui a abouti à la reconnaissance de l’artémisia base de son Covid Organics après de multiples difficultés’’.

L’Ong Otra Africa, profitant de la Journée internationale de l’Afrique, demande aux chefs d’Etat, leaders et décideurs africains à ‘’s’unir’’, ‘’d’être fermes pour tourner la page de la domination’’. ‘’Notre continent devrait dépasser d’être des figurants ou d’occuper les seconds rôles dans la nouvelle géostratégie mondiale. Nous devons nous imposer. Aujourd’hui, c’est une autre lecture des relations qui doit s’imposer et l’Afrique a sa place. On doit changer la donne. Le berceau de l’humanité doit pouvoir se nourrir seul, se construire sans devoir compter sur des aides au développement et des endettements chroniques qui compromettent les générations à venir’’, renchérit M. Diallo.

D’ailleurs, il soutient qu’à travers cette journée, ils doivent rendre un ‘’grand hommage’’ aux scientifiques, chercheurs, médecins, personnels de santé africains qui font face à cette maladie avec ‘’bravoure et intelligence’’, et parfois avec manque de moyens. Là où certaines institutions prédisaient des millions de morts en Afrique. ‘’Les Africains ont su gérer et ils gèrent encore cette pandémie avec beaucoup de dignité. C’est l’heure, pour nos dirigeants, de revoir leurs relations avec ces institutions. A la sortie de cette crise, l’Afrique doit être débout, encore plus forte pour exiger le respect, pour avoir des relations d’égalité de traitement dans le domaine monétaire, afin de mieux imposer son économie, d’avoir des voix autorisées à la table des décisions, pourquoi pas siéger au Conseil de sécurité de l’Onu’’, poursuit-il.
 
Il convient de noter que depuis 1963, la communauté internationale célèbre la Journée mondiale de l’Afrique. Une date de commémoration considérée comme l’occasion de ‘’rapprocher’’ les Africains avec les autres peuples, en faisant foi de leur intégration, ce symbole du combat pour la libération, l’émancipation, le développement et le progrès. Inconnue pour la plupart des populations africaines et moins célébrée par les institutions, la journée devrait être, selon le président de l’ONG Otra Africa, un ‘’des grands moments’’ de communion, de plaidoyer en faveur du continent.
 
MARIAMA DIEME 

 

Section: 
COURSES DE CHEVAUX ET D’ÂNES À TOUBA : Le rappel à l’ordre du khalife
LEVÉES DE FONDS POUR BÉBÉS MALADES ET DÉNONCIATION DG DGPJS : Ndella Madior Diouf attendue à la Sûreté urbaine
SAINT-LOUIS : DON DE MOTOPOMPES : Les quartiers inondables soulagés
SECURITE SANITAIRE DES ALIMENTS AU SENEGAL, BURKINA ET MALI : La restauration de rue au cœur des préoccupations
CRISE DE L’ÉLECTRICITÉ Thierno Alassane Sall met en cause la gestion du secteur et écarte la thèse du sabotage
PÉNURIE DE SANG : La Présidence répond à l’appel du CNTS et vise la pérennité
JOURNEE INTERNATIONALE DES LANGUES DES SIGNES : Les chantiers de l'inclusion
RENSEIGNEMENT EXTÉRIEUR : Le Général Souleymane Kandé prend la tête de LA DGRE
COOPÉRATION EURO-AFRICAINE : L’Europe face à l’urgence de repenser son modèle de coopération
AFFAIRE KHADIM BA - TRANSACTION AVEC LA DOUANE : Me Massokhna Kane évoque un accord à un milliard
Marché de Thiaroye
Trafic de drogue
DÉSENCOMBREMENT DES VOIES PUBLIQUES : Makhtar Cissé veut briser le cycle du recommencement
RETOUR DES DELESTAGES : De l'électricité dans l'air
Détournement de mineure
GRÂCE PRÉSIDENTIELLE : 984 détenus bénéficient d’une grâce exceptionnelle
ME MOUSSA SARR A LA CONFERENCE DE LA COUR DE JUSTICE DE LA CEDEAO : « L’autorité de la justice réside aussi dans son effectivité »
LITIGE FONCIER À KEUR MOUSSA : 22,5 hectares au cœur d’un bras de fer
DÉLESTAGES - SORTIE DU DG DE SENELEC À LA RTS Senelec promet un retour à la normale jeudi
Trafic de produits psychotropes