Publié le 12 Nov 2021 - 19:01
APRÈS TROIS ANNÉES SANS PUBLICATION

La Cour des Comptes promet un rapport avant mai prochain

 

jumelage qui vise plusieurs objectifs dont l’un est la régularité dans la publication des rapports de contrôle. Après trois années sans publication, la Cour des Comptes promet de rendre public son prochain rapport, au plus tard au mois de mars 2022. 

 

Le prochain rapport de la Cour des Comptes est attendu au plus tard au mois de mars 2022. L’annonce a été faire hier, lors de la cérémonie de lancement du jumelage avec la Cour des Comptes de la France par le premier président de l’institution judiciaire.

Mamadou Faye est d’ailleurs revenu sur l’absence de rapport noté depuis 2017. ‘’Nous vous devons 2018, 2019 et 2020. (Le rapport) 2018 est déjà prêt ; 2019 est en impression et pour 2020, bientôt les chambres vont se réunir pour adopter le rapport et nous ferons tout pour que, au plus tard au mois de mars, on puisse donner le rapport au président de la République. C’est un engagement que j’avais pris depuis mon installation’’, révèle Mamadou Faye. D’après qui, le retard dans la production des rapports s’explique en partie par l’insertion des rapports précédents.

Monsieur Faye renseigne que son institution compte, au-delà des productions et des remises de rapports généraux publics, publier les rapports particuliers issus des contrôles réalisés au niveau des collectivités territoriales ou des sociétés nationales.  

Dans le même sillage, le premier président de la Cour des Comptes de la France n’a pas manqué de préciser que ce jumelage permettra de corriger tous les manquements dus au retard de publication. L’objectif, d’après Pierre Moscovi, est de renforcer la qualité, la célérité, la rapidité, la performance, mais également la professionnalisation du personnel sénégalais. ‘’La Cour des Comptes du Sénégal est déjà l’une des plus performantes du continent africain. Je pense qu’avec ce jumelage que nous allons consolider dans les années qui viennent, les choses pourraient encore aller plus vite. Et finalement, c’est ce qui est important pour le citoyen sénégalais, c’est de pouvoir disposer vite d’une information de qualité et d’analyse qui soit pertinente. Tout cela est l’objectif, finalement, de ce jumelage qui, au fond, est fait pour améliorer la qualité de l’information du citoyen et, donc, renforcer la qualité du débat démocratique’’, poursuit-il.

Le premier président de la Cour des Comptes du Sénégal est, ensuite, revenu sur l’intérêt de ce jumelage qui permettra la mise en œuvre du projet d’appui à la Cour des Comptes d’un montant de 1,200 million d’euros, sur une durée de trois ans, intégralement financé par la délégation de l’Union européenne et exécuté par le cabinet Expertise France. ‘’Son lancement constitue pour nous une opportunité pour présenter aux parties prenantes, les objectifs et les résultats attendus de ce projet’’, fait savoir Mamadou Faye.

Il précise, en outre, que ce jumelage cible cinq domaines que sont : la formation, l’audit financier, l’audit de performance, le contrôle juridictionnel, la communication et la relation avec les parties prenantes. 

 ‘’Pour chacun de ces objectifs spécifiques, il est mis en place un comité de suivi présidé par un référent (président de chambre ou SG) et comprenant, outre, le point focal et le conseiller résident, les membres des équipes de contrôle qui sont actuellement au nombre de 12’’, énumère le premier président à la Cour des Comptes.

Ainsi, précise Mamadou Faye, au terme du jumelage, les résultats attendus par la cour sont, entre autres, une activité juridictionnelle redynamisée, un renforcement de ses effectifs et la professionnalisation de ses personnels de contrôle, une réduction du délai de production, de remise de publication des rapports de contrôle, une bonne communication sur ces réseaux et travaux.

Monsieur Faye estime également que face aux enjeux inhérents au renforcement considérable des effectifs de la cour, les échanges avec les experts français constituent une opportunité pour les nouveaux magistrats d’acquérir rapidement les savoirs et les savoir-faire indispensables à l’exercice de leur nouvelle fonction.  

Ainsi, d’après Pierre Moscovi, malgré le contexte sanitaire, les premières missions au Sénégal, mais également en France, ont été programmées sur les prochaines semaines. Ce qui devrait, aux yeux du premier président de la Cour des Comptes de la France, contribuer à enrichir les activités des deux pays par les relations interpersonnelles et à renforcer leurs liens.  

HABIBATOU TRAORE    

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