Publié le 23 Oct 2023 - 08:27

Détenus politiques

 

‘’Nous, les différentes organisations engagées dans la lutte pour la libération des détenus politiques, exprimons notre profonde indignation face aux événements choquants, inhumains et cruels qui ont récemment eu lieu à la prison de Camp pénal. Nous condamnons fermement les agressions brutales, ciblées et les injustices subies par les détenues politiques, notamment lors de leur grève de la faim du 9 au 21 octobre 2023.

Les rapports alarmants faisant état d'une tension croissante entre les détenues, exacerbée par l'influence des gangs soutenus par la directrice de la maison d'arrêt des femmes et son adjointe, sont intolérables. Les grévistes, Maty Sarr Niang Adji Ndao Nafissatou Guèye alias ‘Yayou’ Serigne Saliou, Ndèye Fatou Fall alias ‘Falla Fleur’, Anta Laye Fall, Yacine Diagne et une détenue de droit commun Marème Bâ ont été violemment et physiquement agressées’’, dénonce le collectif des familles des détenus à travers un communiqué. D’après le document, Adji Ndao et Marème Ba ont été transférées, mettant en évidence le climat hostile créé par les responsables de l'établissement.

‘’Nous soutenons pleinement les demandes légitimes des détenues politiques, notamment la suspension immédiate de toutes les sanctions injustes, la garantie de leur sécurité, de leur intégrité physique, le démantèlement des gangs et réseaux de menaces orchestrés par la direction. Nous appelons urgemment les autorités compétentes à agir de manière immédiate et efficace pour garantir la sécurité, l'intégrité physique et le bien-être des détenues politiques à la prison du Camp pénal. Nous demandons également une enquête indépendante et approfondie sur les agressions et les mauvais traitements inhumains et dégradants infligés aux grévistes’’, poursuivent les familles de détenus.

Elles en appellent aux organisations de défense des Droits de l'homme et aux organisations de défense des droits des femmes. Elles leur demandent de se joindre à leur combat ‘’pour mettre fin à ces violations flagrantes des droits humains’’. En effet, elles estiment que ‘’la liberté et la dignité des détenues politiques doivent être assurées, respectées et les personnes qui ont commis ces actes de violence inouïe doivent être nommément désignées et sévèrement sanctionnées’’.

 

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