Publié le 10 Feb 2026 - 20:24
TENSIONS ÉTUDIANTES

Le pouvoir appelle au calme 

 

La violente répression survenue à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (Ucad) a suscité des réactions immédiates au sein de la classe politique, alors que la colère estudiantine se poursuit depuis plusieurs jours. Trois voix du pouvoir se sont exprimées sur les réseaux sociaux et dans les médias, appelant à la retenue tout en analysant les causes du conflit. Pour Guy Marius Sagna, militant et proche du pouvoir, les violences policières constatées ces derniers jours s’inscrivent dans un contexte plus large de tensions politiques.

« Le Premier ministre du Sénégal a parlé de financement de certains étudiants par une certaine opposition hier et aujourd'hui la police exerce une violence inouïe sur les étudiants. Ceci explique cela. Ceci ne peut pas justifier cela. Ce pays doit être transformé. Il va être transformé », a-t-il déclaré, dénonçant une répression qu’il qualifie de « aveugle et gratuite », rappelant la « colonialité » de certaines institutions et de certains agents des forces de défense et de sécurité.

Le député Cheikh Thioro Mbacké, pour sa part, a adopté un ton plus conciliateur, appelant à la confiance et au calme. « Faites confiance aux autorités, elles savent des choses que vous ne savez pas. Prions Dieu pour qu’il n’y ait pas perte en vie humaine et que la paix revienne », a-t-il indiqué, insistant sur la nécessité de restaurer l’ordre et d’éviter toute escalade. Malheureusement, il y a bien eu un mort.  Son collègue et camarade Me Tall, a quant à lui condamné fermement les violences et appelé les forces de l’ordre à se retirer de l’espace universitaire. « Je condamne avec la plus grande fermeté les violences à l’Ucad. Les forces de l’ordre doivent se retirer de l’espace universitaire », a-t-il affirmé, soulignant la nécessité de préserver le sanctuaire du savoir et de rétablir un dialogue apaisé avec les étudiants. Pendant ce temps, Cheikh Oumar Diagne, président du Rassemblement pour la vérité et ancien soutien du Pastef regrette que”les mêmes méthodes, pratiques et écarts” se répetent aujourd’hui². Car selon lui, “ils produisent toujours les mêmes résultats en nous installant dans un éternel sur place”.

M. DIOP

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