Publié le 12 May 2026 - 17:36
LANCEMENT DE LA TROISIÈME COHORTE DU EDTECH FELLOWSHIP

45 millions de FCFA pour propulser les champions de l'éducation numérique

 

Le ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, Pr Daouda Ngom, a officiellement lancé ce lundi la troisième cohorte du Mastercard Foundation EdTech Fellowship. Ce programme d'accélération, mis en œuvre par Etrilabs, injecte des ressources massives pour transformer le paysage éducatif sénégalais par la technologie.

 

L'écosystème numérique sénégalais franchit un nouveau palier. En réunissant autorités étatiques et entrepreneurs technologiques, la cérémonie de lancement de la 3ème cohorte du EdTech Fellowship a confirmé la place centrale de l'innovation dans la stratégie nationale. Ce programme vise à soutenir des startups qui utilisent la technologie pour résoudre les défis de l'apprentissage.

Chaque entreprise sélectionnée bénéficie d'une subvention de 75 000 dollars (soit 45 millions de FCFA), ainsi que d'un accès à un réseau d'experts et de mentors. Pour cette édition, la sélection a été particulièrement rigoureuse face à un engouement sans précédent. Amayel Talla, directrice du programme chez Etrilabs, souligne cette montée en puissance : « La première année, on a démarré avec 100 candidatures environ. Cette année, nous avons eu plus de 300 candidatures. » L'ambition est d'accompagner des solutions ayant déjà fait leurs preuves pour atteindre une échelle supérieure. « Notre objectif est que chaque startup atteigne 8 000 apprenants par an », précise-t-elle.

Pour le gouvernement sénégalais, cette initiative s'inscrit dans la vision du « New Deal Technologique » et de l’Agenda national de transformation (ANTESRI). Selon le Pr Daouda Ngom, l'EdTech est la clé pour moderniser l'école sénégalaise : « Les technologies éducatives constituent désormais un levier majeur pour démocratiser l’accès au savoir, améliorer la qualité des apprentissages et réduire les inégalités territoriales. » Les résultats des deux premières années témoignent déjà de cette dynamique, avec plus de 246 000 apprenants touchés à travers le pays.

Ces startups interviennent dans des secteurs critiques comme la gestion scolaire, les contenus pédagogiques contextualisés et l'intelligence artificielle appliquée à l'éducation. Au-delà du financement, le défi reste celui de l'adoption durable des outils par les enseignants et les élèves. Le ministre a ainsi exhorté les huit startups sénégalaises de cette promotion à ne pas perdre de vue les besoins réels : « La réussite de leurs initiatives dépendra de leur capacité à s’ancrer dans les réalités du terrain et à travailler en étroite collaboration avec les institutions. »

Mamadou Diop

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