Cosydep

La Coalition des organisations en synergie pour la défense de l’éducation publique (Cosydep) a organisé hier une session nationale de capitalisation du projet « Compétences Numériques des élèves et Développement de l’Esprit Scientifique » (CNDES). La rencontre a été marquée par la présentation des projets scientifiques réalisés par les clubs Génération digitale (G-digi) mis en place dans les dix établissements bénéficiaires.
Prenant la parole à cette occasion, le directeur exécutif de la Cosydep, Cheikh Mbow, s’est félicité des acquis du programme. Selon lui, cette initiative a démontré la capacité des élèves à s’approprier efficacement les outils numériques. « Nous avons compris que les enfants sont capables de bien utiliser le numérique. Ce sont des compétences qu’il ne faut pas négliger. Les compétences numériques ont été bien installées et nous sommes rassurés. Nous sommes convaincus que vous allez les préserver et les renforcer », a-t-il déclaré.
Au-delà du numérique, M. Mbow a souligné les progrès enregistrés dans le développement de l’esprit scientifique chez les élèves, notamment à travers l’acquisition d’une démarche méthodologique fondée sur la recherche, la vérification des informations et la diversification des sources avant toute prise de décision. Mis en œuvre sur une période de huit mois, le projet a concerné cinq régions, dix établissements scolaires, dont six lycées et quatre collèges.
Pour le responsable de la Cosydep, ces résultats démontrent l’importance d’intégrer davantage ces compétences dans les différents cycles de l’enseignement. « Nous nous rendons compte que ces compétences doivent être maîtrisées aussi bien au moyen qu’au secondaire. Nous sommes même convaincus qu’elles peuvent être développées dès l’élémentaire, les plus jeunes ayant souvent davantage de facilité à accéder à ces outils et à les maîtriser », a-t-il indiqué.
...Le projet a également permis la création de dix clubs Génération digitale dans les établissements bénéficiaires ainsi que la réalisation de dix projets scientifiques présentés lors de la rencontre. Cheikh Mbow a invité les élèves et les encadreurs à poursuivre la dynamique engagée, indépendamment de l’existence du financement. « Avec ou sans projet, avec ou sans moyens, il faut continuer à faire vivre ces clubs et à animer les initiatives mises en place », a-t-il exhorté. Le directeur exécutif de la Cosydep a par ailleurs insisté sur la nécessité de prolonger les réflexions engagées à travers les projets scientifiques. Selon lui, les thématiques abordées, notamment les inégalités d’infrastructures, les violences en milieu scolaire, la scolarisation ou encore les questions environnementales, doivent déboucher sur des actions concrètes.
« Il ne faut pas que cela se limite à des projets écrits. Les recommandations formulées doivent faire sens et permettre d’apporter des réponses aux défis identifiés dans les différents contextes locaux », a-t-il plaidé. Il a rappelé que ces travaux ont permis aux élèves de développer une démarche d’analyse fondée sur la collecte et l’exploitation de données afin d’identifier les problématiques propres à leur environnement. Au total, plus de 1 000 élèves issus des dix établissements concernés ont été encadrés dans le cadre du projet. Plus de 100 enseignants se sont mobilisés autour de l’initiative, tandis qu’une centaine de parents ont été sensibilisés aux enjeux liés au numérique et à la culture scientifique. Pour Cheikh Mbow, ces résultats constituent des acquis majeurs qu’il convient de consolider. Tout en reconnaissant que le projet arrive à son terme, il a assuré que la dynamique créée sera maintenue.






