Publié le 14 Sep 2013 - 18:46
ÉBOUILLANTÉ LORS D’UNE DISPUTE CONJUGALE

 Il ''envoie'' sa femme et son bébé de 5 mois en prison

 

 

Un cadre d'entreprise a fait condamner sa femme à six mois de prison. Reconnue coupable de coups et blessures, la dame devra purger sa peine avec son bébé de cinq mois.

 

 

Triste noces de cuir pour le couple Ndoye. Mariés le 11 septembre 2011, Djibril Ndoye et Ami Colé Diop n’ont même pas eu le temps de fêter leur deuxième année de mariage que leur couple bat de l’aile. Les deux conjoints sont mêmes en instance de divorce depuis plusieurs mois. Aujourd’hui, toutes les chances d’une réconciliation semblent anéanties par l’emprisonnement de la dame avec son bébé de cinq mois. Car, Ami Collé Diop a été condamnée, hier, à six mois de prison ferme pour coups et blessures volontaires, par le tribunal des flagrants délits de Dakar.

La peine a plongé dans le désarroi les proches de la chargée de clientèle à Microcred. Devenus inconsolables, ils ont regardé Ami Collé disparaître par la porte d’entrée du box, tenant son bébé du bras  gauche. Dans sa main droite, elle tenait un sachet contenant un paquet de couches à jeter, un sac accroché à son épaule. Dehors, sa famille rumine sa colère. Une de ses sœurs est tombée en syncope.

Même ses avocats étaient pris de court par cette décision qui confine une mère et son enfant en prison. Les conseils de Ami Collé se disent également désolés du fait que le plaignant n’a pensé saisir la police de Point E que lorsque son épouse l’a informé de leur convocation par le juge matrimonial.

Or, les faits se sont déroulés dans la soirée du 28 juin dernier. Cette nuit-là, Ami Collé Diop a versé de l’eau chaude sur son mari. Revenant sur les faits, le plaignant explique : ''Elle est rentrée vers 20h et a commencé à me provoquer. Elle a piétiné la natte sur laquelle je priais, mais je n’ai pas réagi. Elle a rallumé toutes les lampes que j’avais éteintes.'' M. Ndoye d’ajouter avoir donné une claque au dos à sa dame en guise d’avertissement, car elle l’a regardé avec dédain lorsqu’il l'a interpellée sur son acte. Seulement, poursuit-il : ''45 minutes après cet altercation, alors que j’étais allongé au salon en regardant la télé, elle m’a versé de l’eau chaude en pointant un couteau sur moi.''

 

La prévenue évoque des brimades

 

La prévenue a rétorqué qu’elle n’a jamais menacé son époux avec un couteau. Elle a nié l’avoir ébouillanté en plaidant la légitime défense. Ami Collé a soutenu qu’il s’agissait d’une bagarre : ''Il m’a attaquée et dans la bagarre, on s’est retrouvés dans la cuisine, je lui ai jeté tout ce qui était à portée de main, y compris le couteau et la casserole d’eau chaude.'' Elle a aussi écarté la préméditation arguant qu’elle préparait le biberon pour son bébé. Sur sa lancée, elle déclare qu’elle faisait l’objet de brimades de la part de son mari. ''Une fois, il m’a étranglée et dernièrement, il m’a donné un coup de pied au bas-ventre alors que je venais de subir une césarienne'', a confié la dame dont les propos sont corroborés par des certificats médicaux. Elle indique avoir même voulu porter plainte mais que sa mère l’en a dissuadée en lui disant qu’elle ne devait pas traîner en justice le père de son enfant. Inconsolable, elle a exprimé ses regrets tout en demandant pardon.

Pour le conseil du mari, les choses n’en seraient pas là si l’épouse avait reconnu son tort. Tout en appelant à l’apaisement, Me Yéri Bâ a réclamé le franc symbolique. ''La grandeur d’un homme, c’est de pardonner à une femme'', a rétorqué Me Adama Fall au plaignant. Il reste convaincu que Djibril Ndoye veut tout simplement humilier son épouse. Me Borso Pouye en veut pour preuve le fait que le plaignant est habitué à tabasser son épouse. C’est pourquoi, a ajouté l’avocate,  ''il a minimisé la claque qu’il lui a donnée''.

Face à la peine d’un an requise par le représentant du parquet, Me Demba Ciré Bathily s'est écrié : ''C’est la première fois que je vois un homme accepter que son enfant souffle sa première bougie en prison.'' Pour lui et ses autres confrères, le délit de coups et blessures n’est pas établi car il s’agit ''d’une femme victime de brimades et qui s’est vengée''. 

 

 

 

 

Section: 
SAINT-LOUIS : PREMIÈRES FORTES PLUIES : Des maisons inondées et des meubles endommagés
LICENCIEMENT DES TRAVAILLEURS AU PORT : Le nouveau DG rétablit les travailleurs licenciés
KOSMOS – ALIOUNE GUEYE : Une longue histoire avec des hauts et des bas
Geek Africa 2026
Escroquerie et trafic de migrants
RÉGULATION DES TÉLÉCOMMUNICATIONS : Cheikh Tidiane Sarr nommé directeur général de l’ARTP
SAINT-LOUIS : PRISE EN CHARGE DE LA SEN-CSU : 10 926 bénéficiaires enrôlés et 820 millions de francs CFA de dettes apurés
POLLUTION INDUSTRIELLE À SANDIARA : Le ministre de la Santé interpellé
Proxénétisme - séjour irrégulier…
SANTÉ - APRÈS L’ABSENCE DU MINISTRE À UNE RENCONTRE AVEC LE SAMES : Le syndicat maintient sa grève de 48 heures
VIOLENCES SEXUELLES FACILITÉES PAR LE NUMÉRIQUE : Près de 20 millions d'enfants âgés de 12 à 17 ans touchés dans 21 pays
Feue Fatou Ndiaye Mme Turpin
Audience
MOBILISATION POUR LES JOJ : La fondation des premières dames dégaine 500 millions F CFA
RAPPORT DU SECRÉTAIRE GÉNÉRAL DES NATIONS UNIES SUR L’ÉTUDE DE L’AVENIR DE TOUTES LES FORMES D’OPÉRATIONS DE PAIX Quelle lecture pour l’Afrique ?
TENSIONS À LA RTS : L’intersyndicale dépose un préavis de grève et menace de boycotter les JOJ
143e GAMOU DE NDIASSANE : La famille Kounta et l’État en croisade pour la paix et la cohésion nationale
Recel présumé de compteurs et de câbles en cuivre
Agression et viol collectif à Yeumbeul
Conflit au ministère des mines