… Abdoulaye Daouda Diallo non plus

Abdoulaye Daouda Diallo oppose lui aussi des objections à sa convocation devant la commission d’enquête parlementaire sur le programme « Un étudiant, un ordinateur ». Dans une lettre datée du 14 octobre à Boké Dialloubé, l’ancien ministre annonce qu’il ne pourra pas donner suite à l’audition prévue le jeudi 15 octobre à 15 heures, dans les conditions qui lui ont été communiquées.
Son audition doit porter, selon les termes de la convocation qu’il rapporte, sur les circonstances et le fondement de « l’éventuelle autorisation du fonds de garantie constitué en 2012-2013 auprès d’Ecobank ». Une formulation dont il conteste la précision. « Cette formulation laisse incertain l’acte sur lequel vous souhaitez recueillir mes explications », écrit-il au président de la commission.
Abdoulaye Daouda Diallo demande que soient identifiées la décision concernée, son implication supposée et les questions auxquelles il est appelé à répondre. Il estime également que les pièces nécessaires doivent lui être communiquées au préalable pour préparer un échange utile. Comme Moussa Baldé, l’ancien ministre conteste la demande de venir avec des actes, notes, documents et pièces relatifs à l’objet de l’audition. Il rappelle que les documents établis dans l’exercice de ses fonctions ministérielles relèvent des archives de l’État et restent sous la garde des administrations compétentes.
« Il appartient donc à votre commission de solliciter ces documents auprès des services qui les détiennent », souligne-t-il. Il ajoute qu’« un ancien ministre ne saurait être considéré comme le dépositaire personnel des archives de son ancien département ». Abdoulaye Daouda Diallo formule aussi une objection sur les modalités de transmission de la convocation. Il indique avoir reçu la lettre par WhatsApp, avec une date et un horaire arrêtés sans concertation préalable.
Cette démarche, écrit-il, « ne traduit pas la courtoisie institutionnelle attendue dans de tels échanges ». Une prise de contact préalable, accompagnée de propositions de dates et d’horaires, aurait, selon lui, permis de tenir compte de ses disponibilités et de préparer l’audition dans des conditions appropriées. « Au regard de l’ensemble de ces observations, je vous prie de prendre acte que je ne pourrai donner suite à votre lettre dans les conditions ainsi fixées », conclut l’ancien ministre, sans proposer de nouvelle date.






