Publié le 30 Oct 2013 - 00:05
3 QUESTIONS À OUSMANE BA, ANALYSTE POLITIQUE

 ''Beaucoup de termes d'action sur la forme, mal ficelé sur le fond''

 

Pour EnQuête, l'analyste politique Ousmane Bâ passe le discours de politique générale du Premier ministre Aminata Touré au crible de la forme et du fond.

 

Monsieur Ba, quelle analyse faitesvous du discours de politique générale d'Aminata Touré ?

Le discours peut être analysé en deux axes, sur le fond et sur la forme. En premier lieu, sur la forme, il est assez long, engagé, avec de beaucoup de chiffres, beaucoup de termes d’action, alors que beaucoup d’aspects sont consignés sûrs. En second lieu, je pense que c’est mal ficelé sur le fond, car en tant que successeur d’Abdoul Mbaye, au lieu de se lancer dans de nouvelles promesses, elle devait faire un peu le bilan du programme de l’ancien gouvernement. Elle devait seulement s’atteler à faire le bilan surtout de la Stratégie nationale de développement du Sénégal (SNDS). Ce plan voté au début du règne de Macky Sall est la feuille de route de l’action gouvernementale.

Donc, elle devait faire un bilan à mi-parcours du programme Yoonu Yokkute, plutôt que de faire de nouvelles promesses?

Deux ans après une action gouvernementale, le mieux qui s’impose, c’est d’évaluer les faiblesses sur les politiques de ses prédécesseurs. Mais à entendre son discours, on dirait qu’elle veut passer à un autre cap et donner le sentiment de flottement ou d’égarement avec la politique d’Abdoul Mbaye tant décriée.

Mais n’a-t-elle pas été nommée pour donner un coup de fouet à l’action gouvernementale ?

C’est vrai qu’elle donne l’impression de préparer le second mandat de Macky Sall en stimulant son programme. Elle insiste sur la mise en place de décisions gouvernementales proches des préoccupations des populations. Dans ce sens, le fait qu’elle se projette vers 2017, la prochaine élection présidentielle, montre qu’elle est rassurée sur le long séjour à la Primature. Donc, elle aura le temps de mettre en oeuvre les mesures qu’elle a promises.

MAMADOU MAKHFOUSE NGOM

Section: 
SECRÉTARIAT GÉNÉRAL ONU : Macky Sall dans le dur
COMMISSION D’ENQUÊTE A L’AN : Takku Wallu Sénégal se retire et dénonce un « cirque médiatique »
FONDS SPÉCIAUX : Le Conseil constitutionnel bloque la réforme de la LOLF, sans trancher le fond
PREMIÈRES GRANDES CONFÉRENCES DU SYNPICS : Makhtar Cissé défend une presse libre de critiquer
COMMISSION D’ENQUÊTE « UN ÉTUDIANT, UN ORDINATEUR » Daouda Ngom répond présent
AUDITIONS D'ABDOU AZIZ DIOUF ET D'ABOUBAKRY NIANE : Destins croisés de deux universitaires
COMMISSION D’ENQUÊTE « UN ÉTUDIANT, UN ORDINATEUR » : Moussa Baldé refuse de se présenter à l’audition du 16 octobre
… Abdoulaye Daouda Diallo non plus
COMMISSION D’ENQUÊTE « UN ÉTUDIANT, UN ORDINATEUR » Moussa Baldé refuse de se présenter à l’audition du 16 octobre
PÉTROLE - FONDS SPÉCIAUX - INONDATIONS : Pastef réclame de nouvelles enquêtes
MASSIFICATION DU PARTI AU POUVOIR : Le MNAS-KIIRAAY s’engage
CEP SUR LE “PATRIMOINE BÂTI DE L’ÉTAT” : Abdou Karim Fofana se lave à grande eau
« UN ÉTUDIANT, UN ORDINATEUR » : Cheikh Oumar Anne conteste l’enquête et décline l’invitation
Assemblée nationale
Mouvement DKA
LICENCES DE PÊCHE : Les zones d’ombre de la chaîne décisionnelle
Commissions d’enquête parlementaire
LICENCES DE PÊCHE : La CEP remonte la chaîne des décisions
ENQUETE PARLEMNATIRE/PATRIMOINE BÂTI DE L’ÉTAT : Baux emphytéotiques, données incomplètes, actifs récupérés : les zones d’ombre d’un patrimoine mal maîtrisé
ENQUÊTES PARLEMENTAIRES : Le Forum Civil veut étendre le contrôle aux véhicules de l’Assemblée et de l’ONRAC