Publié le 2 Oct 2013 - 23:35
APRÈS AVOIR ÉCHAPPÉ À LA PRISON

Mamadou L. Diédhiou réaffirme son ancrage à Rewmi

 

 

Le maire de Yeumbeul-Nord s'est exprimé hier pour la première fois au cours d'un point de presse après avoir été blanchi par la justice dans une affaire foncière.

Après 23 jours passés à la Maison d'arrêt et de correction de Rebeuss pour des délits présumés d’escroquerie et complicité d’escroquerie, avant d'être blanchi par la justice, le maire de la commune de Yeumbeul-Nord, Mamadou Lamine Diédhiou est sorti de son mutisme hier pour expliquer pourquoi il a été emprisonné. ‘’Au Sénégal, il faut que les collectivités locales, avec l’association des maires du Sénégal, essaient de revoir le statut de l’élu local. Ce dernier est élu au suffrage universel. Comment est-il possible que, aujourd’hui, on puisse prendre un maire comme ça et l’emprisonner sans qu’il y ait vraiment des règles ?» s'est interrogé l'édile.

«J’étais sorti de mon bureau et je devais aller à une réunion quand la Descos m’a appelé pour me dire de venir répondre», a-t-il raconté lors d’un point de presse tenu à Yeumbeul. «Arrivé sur place, on me dit : désolé, on ne pouvait pas en parler au téléphone mais le procureur a demandé que l’on vous conduise à lui parce qu’il doit vous entendre.» Puis c'est la vitesse grand V. «Au tribunal, on m’annonce mon mandat de dépôt pour escroquerie et complicité d’escroquerie. Et cela m’a valu une détention de 23 jours. Il faut qu’on respecte l’élu local, et qu’on puisse réfléchir et établir sur les conditions de son arrestation s'il doit être arrêté», a expliqué Mamadou Lamine Diédhiou.

Mais l’ex-pensionnaire de Rebeuss a averti ses détracteurs car pour lui, cette affaire dont il est sorti lavé ne peut être un frein à ses ambitions politiques. «Je resterai toujours au Rewmi et je continue à travailler pour mon parti et pour la commune de Yeumbeul. Si des gens pensent qu’ils peuvent m’intimider pour que j'aille rejoindre le parti au pouvoir (APR), ils se trompent», a-t-il souligné avec force et détermination dans la voix.

M. Lamine Diédhiou a dénoncé des tentatives de le diaboliser pour s'accaparer de ses fonctions à la tête de la localité. «Au moment où j’étais en prison, des personnes se sont mobilisées et sont allées voir le sous-préfet pour demander et organiser ma destitution. Or, je n'étais même pas encore condamné et je n'ai pas été condamné du tout...»

 

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