Publié le 5 Nov 2013 - 02:50
APR KÉBÉMER

«La compétence éthique de Khalifa Dia en question», selon Sangoné Sall

 

La «légitimité» de Khalifa Dia, «militant de luxe», qui avait proposé de payer la caution de Me Abdoulaye Wade pour la présidentielle 2012, puis investi pour la victoire du parti du président Macky Sall dans le département de Kébémer aux législatives 2012, est fondé sur ses capacités financières, s'émeuvent des responsables Apr. Et ses partisans ne s’en cachent pas et le disent même de vive voix. Lors d'une conférence de presse à Darou Mouhty le 28 octobre dernier, cette frange conduite par Serigne Bakh Mbacké, ex-président de la communauté rurale, avait brandi une certaine «représentativité» pour justifier son choix pour le maire de Guéoul, et le faire savoir au chef de l’Apr, Macky Sall, à travers une lettre ou «pétition» qui a soulevé une grande controverse.

Mais réunie à Kébémer samedi dernier, l'autre mouvance dirigée par le député Sangoné Sall affirme que «diriger exige des valeurs», dénonce «l’hôte qui veut être chef de village», et accuse «un groupuscule mécontent venu de l’ancien parti au pouvoir (de vouloir) s’emparer de l’appareil Apr pour continuer son entreprise de malheur à laquelle il avait conduit le peuple».

Les adversaires du maire de Guéoul promettent des mobilisations sur le terrain dans tout le département de Kébémer. «L’occupation politique est la solution. Si le parti accepte, nous allons tout droit vers l’impasse. Jamais nous n’accepterons cette imposture», a averti Mamadou Sylla, le coordonnateur Apr à Guéoul. Qui menace même de plainte les auteurs de la «pétition» accusés de faux et usage de faux sur écriture. «Si on ose tromper le chef de l’Etat, on peut tout se permettre», prévient-il.

Ne rien leur imposer d’en haut, c’est l'exigence des partisans du maintien de Sangoné Sall comme coordonnateur des activités du parti présidentiel dans le département de Kébémer. «Le président Macky Sall peut mettre Khalifa Dia où il veut parce que dans son entourage, il y a des gens qui le poussent, mais (cet homme) n’a pas la compétence éthique et politique pour diriger ce département», tranche le député Sall. Une position qui peut cependant évoluer : «S’il veut être à la tête du parti, qu'il attende que les règles du jeu soient définies et que des élections se fassent. S’il gagne, à ce moment-là on aura beau refuser son leadership pour des raisons d’éthique, nous nous inclinerons», a fait savoir le président du conseil rural de Sagatta. Quant à Khalifa Dia, rencontré vendredi dernier à Guéoul, il a préféré ne pas se prononcer pour le moment...

 

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