Publié le 28 Oct 2013 - 12:05
DÉCLARATION DE POLITIQUE GÉNÉRALE

 Ultimes manœuvres à l'Assemblée nationale

 

La déclaration de politique générale prévue ce lundi 28 septembre 2013 à l'Assemblée nationale est pour l'opposition l'occasion d'engager une communication de grande envergure contre le pouvoir. Et l'actuel Premier ministre Aminata Touré, à qui la tâche de décliner la politique générale du gouvernement est dévolue, devra faire face à des attaques qui pourraient non seulement venir de l'opposition, mais aussi de la majorité présidentielle. Le climat est tendu...

 

Signe que le Parti démocratique sénégalais (Pds) accorde une grande importance à la déclaration de politique générale de ce lundi, les députés de cette formation politique se sont réunis samedi dernier au siège de leur parti, de 12 heures à 16 heures, pour peaufiner leur stratégie. A l'exception de Me Ousmane Ngom (dont il faut se demander s'il n'a pas gelé ses activités au sein du Pds), d'Aïda Mbodj et de Woré Sarr, les députés ''bleus'' ont fait le déplacement. La présence d'anciens parlementaires a aussi été signalée, de même que des cadres libéraux, pour initier les députés libéraux qui siègent effectivement à l'Assemblée nationale aux méthodes pour poser des questions qui fâchent. 

Le tempo est relativement le même à Rewmi où l'heure est à la concentration pour respecter le temps de parole tout en délivrant des messages forts. L'intervention des députés ''rewmistes'' se fera dans la mouvance de celle des non inscrits. L'Assemblée nationale de la présente législature a cette fois la particularité de rassembler en son sein une trentaine de députés non inscrits. Une situation bien inédite qui va sans nul doute complexifier les problèmes auxquels fait face la majorité.

 L'opposition n'est pas le seul pôle qui intéresse la majorité présidentielle dans le contexte actuel de la déclaration de politique générale. Selon des sources dignes de foi, des députés de la majorité présidentielle ont été contactés pour qu'ils atténuent la virulence de leurs déclarations ou même qu'ils renoncent à leur temps de parole. Des renseignements faisant état d'interventions bien sévères qui attendent le Premier ministre à l'Assemblée nationale, le lobbying a bien fonctionné. ''Un travail très subtil a été mené pour qu'on ne fatigue pas le Premier ministre. On nous a fait comprendre qu'elle était moralement très fragile par les temps qui courent'', renseigne un député proche de la majorité.

 Il semble d'ailleurs que le report de la déclaration de politique générale, initialement prévue le 21 octobre dernier, ait été reportée pour cette raison. Plusieurs députés de la majorité préparaient en effet un coup contre Aminata Touré quand l'information est remontée au sommet. Le temps du décalage d'une semaine était non seulement décidé pour  désamorcer la bombe parlementaire, mais aussi permettre au Premier ministre de mieux se préparer. Des sources proches du Premier ministre assurent cependant qu'Aminata Touré s'est bien préparée et que ''les députés auront toute la latitude de poser les questions qu'ils veulent...'' 

 

 

 

Section: 
PROMULGATION DE LA CONSTITUTION La nouvelle fatwa de Sonko
PARTI SOCIALISTE : Aminata Mbengue Ndiaye suspend toutes les réunions au siège du parti
CRISE INSTITUTIONNELLE AU SÉNÉGAL : La Coalition Diomaye Président fait bloc contre le “détournement” de la révision constitutionnelle
PROJET DE REVISION CONSTITUTIONNELLE DU GROUPE PARLEMENTAIRE PASTEF : L’APR dénonce un "rafistolage constitutionnel"
RÉVISION CONSTITUTIONNELLE : Le Conseil national du Laïcat interpelle le Président Faye
GUERRE DES POUVOIRS : Le hold-up constitutionnel
RÉVISION CONSTITUTIONNELLE – CONFÉRENCE DE PRESSE DE PASTEF Pastef défend sa réforme et assume le bras de fer institutionnel
REVISION CONSTITUTIONNELLE : Le PDS exige un référendum et appelle à un sursaut républicain
RÉVISION CONSTITUTIONNELLE-AMANDEMENTS DE LA MAJORITÉ PARLEMENTAIRE : Le gouvernement pour une concertation avec les acteurs politiques et de la société civile
RENVOI CODES DU TRAVAIL, CONDITIONS POUR LA RÉVISION DE LA CONSTITUTION : L’Assemblée déclenche la guerre
RÉVISION DE LA CONSTITUTION : Pastef dans un engrenage
THIES - REFORMES INSTITUTIONNELLES L’APR dénonce une « dérive »
POLITIQUE : Juan Branco, l’allié encombrant du Pastef
RECONFIGURATION POLITIQUE : Une drôle d'opposition
APRÈS LA DÉCISION DU CONSEIL CONSTITUTIONNEL SUR OUSMANE SONKO Le FDR appelle à la constitution d’un large front contre le pouvoir
RÉINTÉGRATION OUSMANE SONKO Le Conseil Constitutionnel clôt le débat
CANDIDATURE À L'ONU : Macky Sall poursuit sa campagne diplomatique en Europe
POUVOIRS DE L’ASSEMBLÉE NATIONALE Entre fantasmes et réalité
TENSIONS EXPLOSIVES AU PARTI SOCIALISTES : Une motion de confiance sur fond de violents affrontements
CRISE AU PARTI SOCIALISTE Des lendemains incertains dans la maison de Senghor