Publié le 6 Apr 2016 - 14:20
DÉVELOPPEMENT DE L’AQUACULTURE

Le Sénégal vise 50 000 tonnes de production en 2023

 

Le Sénégal veut atteindre 30 000 tonnes de production aquacole en 2018 et 50 000 autres en 2023. Même si l’objectif est encore loin d’être atteint, le gouvernement compte se donner les moyens pour y arriver. Hier, l’Agence nationale de l’aquaculture (ANA), le Bureau d’opération et suivi du Pse (BOS) et le Fonds souverain d’investissements stratégiques (Fonsis) ont signé, dans les locaux du ministère de la pêche, un mémorandum d’entente.

 

Le programme d’aquaculture occupe une place centrale dans le Plan Sénégal émergent (Pse). Il est même sur la liste des 27 projets phares de ce Plan qui vise à conduire le Sénégal vers l’émergence à l’horizon 2035. Cependant, depuis le lancement du Pse, les choses tardent à se concrétiser dans ce sous-secteur de la pêche. Ainsi, le gouvernement a-t-il décidé d’appuyer sur l’accélérateur pour atteindre les objectifs qu’il s’est fixés dans l’aquaculture. Hier, au siège du ministère de la Pêche et de l’Economie maritime, l’Agence nationale de l’aquaculture (ANA), le Bureau d’opération et de suivi du Pse (BOS) et le Fonds souverain d’investissements stratégiques (FONSIS) ont procédé à une signature d’un mémorandum d’entente. À travers ce document, les différentes parties s’engagent à atteindre ces objectifs.

Par ailleurs, le Sénégal vise dans ce sous-secteur à atteindre, à l’horizon 2018, 30 000 tonnes de production aquacole et 50 000 tonnes en 2023. En termes d’emplois, le gouvernement en vise 10 000 en 2018 et le double en 2023. Le ministre de la Pêche reconnaît que le Sénégal est encore loin de tous ces objectifs. Pour cela, il n’a pas manqué d’appeler ses services à ‘’accélérer la cadence’’ parce que 2018 n’est plus loin. Toutefois, Oumar Guèye reste toujours confiant que le Sénégal peut bien atteindre ces objectifs parce qu’il a les ressources humaines qu’il faut pour y arriver. A en croire le ministre, il ne reste qu’à mobiliser les financements qui constituent une part non négligeable dans ce programme. Pour le montage financier, il est prévu un investissement de 33 milliards de F CFA pour 2018 et 50 milliards avant 2020.

Un sous-secteur en croissance

Le programme sera financé sous forme de partenariat public-privé (PPP). La part du financement privé est de 60% soit 20 milliards de F CFA en 2018 et 30 milliards avant 2023. Quid du public ? Il va contribuer à hauteur de 40% (13 milliards de F CFA en 2018 et 20 milliards en 2023).

Le gouvernement veut mettre ainsi en place des fermes aquacoles industrielles.

Aujourd’hui, l’aquaculture est une activité développée dans le monde. Certains spécialistes vont même jusqu’à se demander si elle ne va pas, un jour, remplacer la pêche. ‘’Ces dernières années, l’aquaculture est l’industrie alimentaire qui a connu la plus forte croissance (8,8% par an en moyenne)’’, renseigne une note de presse. Aussi, selon le ministre Oumar Guèye, dans le monde, un poisson sur deux est d’origine aquacole. Et d’ici 2030, deux poissons sur 3 vont provenir de ce sous-secteur. D’où la nécessité pour le Sénégal de saisir les opportunités qu’offre ce secteur en pleine croissance. 

ALIOU NGAMBY NDIAYE

 

Section: 
RÉSILIENCE, DÉSENCLAVEMENT ET EMPLOI : La Banque mondiale accorde 220,7 milliards de F CFA au Sénégal
Sénégal / Banque Mondiale
SEN PHARMACIE NATIONALE D'APPROVISIONNEMENT : Les syndicats alertent sur une dette de plus de 28 milliards de F CFA
Visite officielle vice- président Bm au Sénégal
SÉCURITÉ SANITAIRE DES ALIMENTS : L’Afrique de l’Ouest face à un défi de santé publique et de développement
MAGAL DE TOUBA 2025 - ÉTUDE Des retombées économiques estimées à 629,6 milliards F CFA
CONFÉRENCE NTA-AFRICA À SALY : L'Afrique veut donner une valeur économique au travail de soins
Le nouveau plafond fixé par l'ARM conteste
Le magal de Touba pèse 629,6 milliards de f CFA
DIVIDENDE DÉMOGRAPHIQUE EN AFRIQUE : Les Observatoires nationaux évaluent les progrès de la Feuille de route de l’UA
Abdourahmane Doura Baldé : Un Leader Visionnaire pour la LONASE et Kolda
INSÉCURITÉ ALIMENTAIRE DANS LE MONDE EN 2025 : 645 millions ont souffert de la faim dont la moitié en Afrique
POLITIQUES CLIMATIQUE ET ÉNERGÉTIQUE : Une trentaine de journalistes à l’école de l’urgence environnementale
TRANSITION ECOLOGIQUE : L’Afrique affine sa démarche
FINANCES DES COLLECTIVITÉS TERRITORIALES : L’OBFiLoc à l’épreuve des données
FINANCES DES COLLECTIVITÉS TERRITORIALES : L’OBFiLoc à l’épreuve des données
EAU POTABLE DANS LA ZONE NORD : L'État investit une enveloppe de 28,5 milliards FCFA
LÉNA TALL FAYE, PRÉSIDENTE DU SNBTP : La première femme à la tête du patronat des BTP
El Talentòn Sénégal- Gambie
SOUVERAINETÉ ALIMENTAIRE : Diomaye Faye appelle à la création d’un pacte national