Publié le 17 Sep 2024 - 10:14

Dissolution assemblée nationale

 

La décision prise par le chef de l’État de dissoudre l’Assemblée nationale continue de faire couler de… l’encre. Dans un communiqué reçu hier à ‘’EnQuête’’, la Confédération pour la démocratie et le socialisme, qui regroupe divers partis politiques dont la LD et AJ/PADS-A, qualifie la décision de Bassirou Diomaye Faye de parjure. ‘’L’une des toutes premières adresses à la Nation du président Bassirou Diomaye Diakhar Faye fera date. Non point parce qu’elle a été l’occasion pour lui d’annoncer sa décision de dissoudre l’Assemblée nationale et de convoquer, dans la foulée, les électeurs sénégalais le 17 novembre pour des élections législatives anticipées.

Pas même parce qu’il a omis, alors que son pays enterrait des dizaines de morts suite à un tragique accident de la route et à un indicible chavirement de pirogue remplie de jeunes à la fleur de l’âge, de présenter ses condoléances à ses compatriotes éprouvés.  Plutôt parce que cette prise de parole fut un acte parjure par lequel le président de la République s’est publiquement dédit’’, lit-on dans la note. Leur déduction repose sur le fait que le président avait signé un décret convoquant les députés le 13 septembre pour la déclaration de politique générale du Premier ministre Ousmane Sonko. Donc, il ne devait pas dissoudre le Parlement le 12 septembre. ‘’Cette désacralisation de la parole présidentielle n’est pas un acte isolé.

Elle se place dans un vaste puzzle fait des saillies du chef du gouvernement, des hérésies du ministre conseiller en charge des Moyens généraux de la présidence et, pour ne s’en tenir qu’à cela, des propos sous tous rapports inacceptables du ministre de la Santé et de l’Action sociale. Mais par-delà les paroles, il y a les faits. Parmi ceux-là, le déficit de lisibilité dans l’actuelle conduite des affaires de l’État. Mais aussi les feux allumés de tous côtés, paradoxalement par ceux-là dont le souci premier devrait être de garantir la paix civile et la concorde nationale’’.

...Mais il n’y a pas que cela. Les signataires du document ont également cité ‘’le marasme économique que la dernière mission du FMI pointe énergiquement du doigt, par-delà les formules convenues’’. Ainsi, pensent-ils, ‘’il aura ainsi fallu moins de six mois pour que l’actuel régime se découvre dans sa réalité faite de carences, d’outrances et d’errances. Pour cette raison, tous les Sénégalais soucieux de l’intérêt national sont dans l’obligation d’agir. Agir pour arrêter les frais ! Agir pour que tous les pouvoirs ne soient pas concentrés entre les mains d’un parti de déconstruction nationale ! Agir pour que la légendaire urbanité des Sénégalais, leur commun vouloir de vie commune ayant défié le temps ne soient pas vendangés à l’autel d’un ‘Projet’ fumeux dont on sait au moins qu’il n’augure rien de bon ! L’occasion en est donnée avec les échéances à venir, les prochaines élections législatives du 17 novembre 2024’’.

Pour une participation gagnante à cette échéance, la CDS compte mettre sur pied un large rassemblement des forces de gauche. D’ailleurs, elle invite dans ce sens les parties prenantes des conclusions des assises de la gauche plurielle.  ‘’La CDS appelle également à la constitution d’un grand front républicain sans exclusive pour faire face. Il est parfaitement possible de ramener à leur juste place ceux-là qui, à coups de manipulation, de violence, de patriotisme allégué et de droiture usurpée, se sont fait élire en mars 2024’’, indique-t-elle.

Section: 
RÉINTÉGRATION D’OUSMANE SONKO : La compétence du Conseil constitutionnel à l’épreuve
DAKAR ARENA : Ousmane Sonko scelle sa rupture avec Diomaye Faye
PREMIER CONGRES ORDINAIRE DU PASTEF Un week-end à “haut risque"
PREMIER CONSEIL DES MINISTRES : Diomaye exige des “résultats rapides” du gouvernement Lo
CRISE AU SOMMET DE L’ÉTAT : L’APR dénonce “l’échec du projet Pastef” et appelle à une mobilisation générale
SINDIELY WADE : La passion du Sénégal
ÉDUCATION FEMMES : Un legs difficilement égalable
ABDOULAYE WADE : Un patrimoine africain vivant
APRÈS SA RECONDUCTION DANS LE GOUVERNEMENT : Moussa Bala Fofana quitte Pastef et revendique un choix dicté par « le devoir »
PROFIL - MINISTERE DE L’EMPLOI ET DE LA FORMATION PROFESSIONNELLE ET TECHNIQUE Idrissa Samb tourne le dos à Sonko pour Diomaye
ÉLECTION D'OUSMANE SONKO À L'ASSEMBLÉE NATIONALE Le FDR réclame l'annulation de son mandat de député
FACE AUX ATTAQUES DE SONKO : Aldiouma Sow en bouclier de Diomaye
RESTRUCTURATION-BAISSE DES SUBVENTIONS Sonko file la patate chaude à Diomaye
SAINT-LOUIS : MOUVEMENT ÉPAULE CONTRE ÉPAULE : La coalition Diomaye Président élargit ses bases
LES INITIATEURS DE “DUNDAL PS” DÉNONCENT UNE DÉRIVE DICTATORIALE ET SONNENT LA MOBILISATION Le Parti socialiste en ébullition
REMANIEMENT : La feuille de route de Diomaye 2
OUSMANE SONKO FUSTIGE DIOMAYE FAYE ET ACTE LE DIVORCE TOTAL : La rupture fratricide
RUPTURE ENTRE DIOMAYE ET PASTEF : Une vague de démissions secoue l'administration
Représentation des femmes dans le gouvernement
RÉINTÉGRATION ET ÉLECTION D'OUSMANE SONKO AU PERCHOIR : L’opposition saisit le Conseil constitutionnel