Industrialisation verte

Des mécanismes de garantie pour les PME vertes, des projets d’efficacité énergétique industrielle et des formations aux métiers de la transition : ce sont les priorités proposées pour l’année prochaine par Seydina Ababacar Sadikh Ndiaye. Le secrétaire général du ministère de l’Industrie et du Commerce présidait, hier, la cérémonie d’ouverture de l’atelier de validation de la Stratégie nationale d’industrialisation verte.
Ces mesures doivent répondre aux difficultés qui freinent encore cette transition. « Nous devons être lucides sur les freins qui subsistent : l’accès au financement vert, le déficit en infrastructures énergétiques durables et le besoin de renforcement des compétences techniques », a-t-il déclaré. Pour suivre la mise en œuvre de la stratégie, M. Ndiaye a demandé l’élaboration immédiate d’un tableau de bord à l’issue de l’atelier. Celui-ci devra comporter des indicateurs de performance précis, mesurables et assortis d’échéances.
Un comité de pilotage dédié sera chargé de l’examiner périodiquement. « L’impact réel ne se mesurera pas à la qualité du document que nous allons valider aujourd’hui, mais aux transformations concrètes sur le terrain », a-t-il souligné.
La stratégie soumise à validation est le résultat d’un processus que le secrétaire général décrit comme rigoureux et participatif. Quatre étapes l’ont structuré : le lancement officiel, une étude sur l’industrialisation verte et l’autonomisation des femmes dans la transformation agroalimentaire au Sénégal, une prévalidation avec les parties prenantes, puis l’atelier de validation finale. Selon Seydina Ababacar Sadikh Ndiaye, cette stratégie s’inscrit dans les quatre axes de la vision « Sénégal 2050 » et complète la Politique industrielle et commerciale, la PICS 2050. Sa mise en œuvre devra notamment accompagner les travailleurs vers les nouveaux métiers de la transition.






