Publié le 2 Oct 2013 - 17:35
JACOB ZUMA DÉBARQUE DANS UN CONTEXTE DE PÉNURIE D’EAU

Macky Sall contraint de surfer entre le domestique et l'international

 

 

L’installation prochaine de la pièce d’origine fabriquée en France nécessitera un délai de 10 à 12 jours. La révélation a été faite par le président Macky Sall hier, lors de la conférence de presse conjointe avec le président Jacob Zuma, en visite officielle de deux jours à Dakar depuis hier.

 

Dans son édition d’hier, EnQuête, parlant du retour de l’eau à Dakar, se demandait : «Est-ce la fin du calvaire ?» Le journal révélait que la réparation de la partie défaillante, en forme d'Y, qui a pu être corrigée grâce à une pièce fabriquée par Dakarnave, n’est que provisoire. Car l’option de commander une pièce neuve auprès de la société Degrémont a été retenue par le gouvernement. Une information confirmée par le président de la République. «Nous avons décidé de retrouver et de recuisiner la pièce d’origine, mais en la renforçant dans ses épaisseurs, dans ses caractéristiques avec l’entreprise française Degrémont, qui avait cuisiné cette pièce, avec le soutien de la coopération française», a déclaré hier Macky Sall. C'était à l'occasion de la conférence de presse co-animée avec son homologue sud-africain, le président Jacob Zuma.

«J’ai parlé avec le président Hollande qui me dit qu’une fois la pièce cuisinée, il est prêt à mettre à notre disposition un avion français pour que dans un délai de 10 à 12 jours, la nouvelle pièce puisse déterrer celle qui a été mise transitoirement, et remettre une pièce neuve». En d’autres termes, les populations de Dakar devront donc s’attendre à une nouvelle pénurie d’eau pour une dizaine jours après un retour à la normale.

Par ailleurs, le chef de l’Etat sénégalais a semblé dédouaner la Sde dans cette affaire en qualifiant la survenue de la pénurie d'eau d’accident. «Nous avons été rattrapés par une installation qui a été faite en 2004 sur laquelle il y a eu un accident technique comme cela peut arriver dans toute vie humaine. La difficulté étant que cette pièce unique dans le dispositif, au moment de l’installation à l’usine, a été un point de vulnérabilité qui s’est avéré être une source de problème. Pour le moment, le gouvernement a pris langue avec la Sones, la Sde et les autres entreprises qui ont apporté leur contribution pour fabriquer sur place des pièces de rechange», a affirmé le président Sall. Qui a ajouté : «Nous sommes sur des solutions structurelles durables qui feront que pareil incident ne puisse plus jamais se reproduire.»

En tout cas, ce discours tranche d’avec celui de son Premier ministre, Aminata Touré qui, lors de sa première visite à Keur Momar Sarr, a qualifié cette situation d’«inacceptable» et «inadmissible». Avant de promettre des «sanctions» à l’endroit des fautifs.

 

«Nos échanges commerciaux sont insignifiants»

Arrivé hier matin à Dakar pour une visite officielle de deux jours qui prend fin ce mercredi, le président Zuma a signé deux accords de coopération avec son homologue sénégalais, considérés comme des retombées économiques. L'un porte sur l’agriculture, et l'autre l’autre sur l’art et la culture. «En attendant de parachever les autres instruments de coopération», a précisé Macky Sall. Ces dits instruments de coopération bilatérale auront trait à divers autres secteurs que Jacob Zuma s'est plu à énumérer. Il s’agit du commerce, de l’énergie, de la sécurité, des mines, de l’environnement, du traitement de l’eau, de l’emploi.

La mise en œuvre de ces accords permettra, selon le président Sall, de relever le volume des échanges commerciaux entre le Sénégal et l’Afrique du Sud. Mais «35 milliards de francs Cfa (en termes de volume d'échanges), c’est insignifiant», a-t-il regretté. «C’est parce que nous avons pris conscience du potentiel que pouvons développer que nous avons décidé, le président Zuma et moi-même, de donner un (plus grand) contenu à notre coopération économique». Dans cette lancée, le chef de l'Etat sud-africain a annoncé la tenue prochaine du Forum des affaires avec pour objectif de «dégager des perspectives» qui s’offrent aux deux pays lesquels ont «en partage la tradition démocratique».

Sur un  autre registre, Jacob Zuma a dénoncé l’absence de l’Afrique au Conseil de sécurité des Nations-Unies. Aussi, réclame-t-il «un monde plus juste et plus équitable» car «il est inacceptable que l’Afrique représente plus d’un milliard de la population mondiale et ne puisse pas être présente au Conseil de sécurité», a déploré le président du plus puissant pays africain. Zuma a néanmoins exhorté les Africains à s’unir et à bannir «les conflits» qui constituent un «frein au développement» du continent. 

 

 

 

 

 

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