Publié le 24 Nov 2013 - 11:22
MALI

Un test électoral pour le pouvoir de IBK

 

Trois mois après la présidentielle et le retour à la démocratie, les législatives de dimanche peinent à mobiliser.

 

À peine plus de trois mois après la présidentielle, les Maliens retournent dimanche aux urnes pour élire leurs députés. Une élection qui doit parachever le retour à marche forcée du pays vers la légalité, après le coup d'État de mars 2012 et la guerre contre les mouvements islamistes. Marraine de ce processus ultrarapide et inédit, la communauté internationale se veut confiante.

La France, d'abord très impliquée dans le soutien à l'organisation de scrutins, s'est faite, cette fois, discrète. «Nous n'avons pas à nous exprimer. Il y a un président élu et des institutions», dit-on à Paris. Car le succès indéniable de la présidentielle, qui a vu Ibrahim Boubacar Keïta, dit IBK, l'emporter sans accroc face à Soumaïla Cissé, n'empêche pas les questions de s'accumuler autour de ce second volet électoral, qui sonne comme un premier test pour le nouveau pouvoir.

La sécurité dans le nord du pays, un temps sous le joug islamiste, reste fragile. La chute de trois roquettes artisanales jeudi à Gao démontre que les groupes armés, s'ils ont été considérablement affaiblis par l'offensive de l'armée française, ont encore un pouvoir de nuisance. «Nous ne sommes pas à l'abri d'une action d'éclat d'une faction, notamment du Mujao à Gao, pour tenter de saboter l'élection», analyse un expert en sécurité. Kidal, la «capitale» touareg, échappe encore très largement au contrôle de l'État.

Le vote y a certes été préparé, sans difficulté pour l'instant, et les leaders locaux y sont impliqués. Mais, contrairement à la présidentielle, aucun des chefs politiques maliens n'a osé venir y mener campagne, signe que l'euphorie est retombée.

(AFP)

 

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