Publié le 27 Nov 2013 - 01:36
OPPORTUNITES DE LA FIDAK

 Les jeunes en quête d'emploi...précaire

 

A quelques jours de la foire internationale de Dakar, les jeunes ont pris d'assaut le Centre international de commerce extérieur du Sénégal, à la recherche d'un emploi temporaire dans un environnement plus que précaire. Reportage.

 

La question de l'emploi est actuellement un réel problème au Sénégal.  Tous les moyens sont bons pour les jeunes de trouver une occupation. A l’occasion de cette 22e édition de la foire internationale de Dakar, tous les jeunes convergent vers le Cices à la recherche de cette activité si précieuse. Il est 9 heures. Les jeunes viennent en petits groupes. Ils cherchent tous du travail. Si d'aucuns ont déjà trouvé, d'autres cherchent encore désespérément.

Le hall du centre de commerce extérieur du Sénégal est noir de monde. Les uns sont assis sur les murs de décorations, les autres s'adossent sur les voitures ou autres locomotives se trouvant sur les lieux. Une ambiance électrique règne dans ce grand village. Les voitures entrent et sortent. Les ouvriers font les derniers préparatifs avant le jour-j.

La mine triste, main sur la joue, Mariétou Bâ dit ''Liby'' n'a pas encore trouvé du travail. Depuis vendredi, cette trentenaire, vêtue en ''batic'' fait des va-et-vient, de Yoff son village à la foire, à la recherche du travail. ''Je suis très fatiguée. Depuis vendredi, je cherche du travail, mais je n'ai rien trouvé pour l'instant. On nous a dit que la liste pour les dépôts a été clôturée depuis lundi. Nous voulons aider nos familles mais rien ne marche encore'', explique-t-elle désespérément.

Mine triste

Cette vendeuse de crème glacée vient pour la première fois au Cices. Et ce, grâce à l'information qu'elle a eue dans certains journaux de la place. ''Si je suis là, c'est parce que j'ai lu l'information dans le journal disant qu'on a besoin de travailleurs durant la foire. Je suis prête à faire n'importe quel travail. Je vais patienter jusqu'à 18 heures. Je vendais de la glace. Mais en cette période de fraîcheur, c'est difficile de s'en sortir'', confie- t-elle .

Marième Faye, 21 ans, est adossée sur un scooter. Foulard noir attaché sur la tête, elle vit la même déception. Cette fille a arrêté ses études en classe de troisième. Ne faisant rien à la maison, elle a décidé de profiter de la foire pour se faire de l'argent. Mais pour l'heure, beaucoup de désespoir se lit sur son visage. ''On est l'espoir du Sénégal et on n' a pas de travail. Depuis vendredi, on fait des allers-retours. Parfois on passe la journée sans rien avaler. Il y a des exposants qui ne parlent pas anglais et français, donc je peux assurer la traduction. Pour le moment, j'ai parlé avec des maures et j'ai espoir. Parce que ça ne sert à rein de rester à la maison, sans travail'', se lamente-t-elle.

«On est espoirs du Sénégal mais sans travail...»

Aminata Faye est étudiante en deuxième année de journalisme et communication. Pour ne pas perdre du temps durant ses vacances scolaires, elle a préféré venir chercher du travail. ''La foire est la seule occasion pour trouver de l'emploi. Je suis étudiante et comme je n'ai pas encore débuté mes cours, j'ai préféré travailler pendant ces 15 jours de la foire. Mais pour le moment, rien ne marche parce qu'on a arrêté les dépôts. Je n'ai aucun espoir franchement'', révèle Aminata.

Si pour ces dernières la pêche n'est pas bonne pour l'instant, il n'en est pas de même pour Ndickou Diop. Cette étudiante en 2e année de journalisme et communication va travailler dans une usine alimentaire. ''Je serai vendeuse et animatrice dans une usine alimentaire. La journée, c'est 6000 F plus 1000 F  pour le repas. C'est ma première expérience. On m'a mise en rapport avec la dame, donc c'est plus facile'', se réjouit Ndickou Diop.

Interpellé en marge de la visite des installations et de l'environnement de la Foire, le ministre du Commerce a dit ceci : «C'est à travers notre créativité, les potentialités que nous avons au Sénégal, que nous pouvons créer des emplois pour notre jeunesse, à travers l'initiative privée''. Mais il est resté ferme sur un principe : ''Il n'appartient pas à l'Etat ni à ses institutions de créer de l'emploi pour tous les jeunes''

Viviane DIATTA

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