Publié le 29 Oct 2026 - 11:24
PROPOS VISANT OUSMANE SONKO ET LE PRÉSIDENT DE L’ASSEMBLÉE NATIONALE

Pastef réclame une intervention du parquet

 

Pastef demande une réaction du parquet de Dakar après des déclarations qu’il juge « extrêmement dangereuses ». Dans un communiqué signé de son Bureau politique national, le parti met en cause Arona Coumba Ndoffène Diouf, qu’il présente comme un membre du parti Kiiraay. Il l’accuse d’avoir publiquement demandé à des responsables de sa formation de mettre en œuvre un complot visant à « éliminer » Ousmane Sonko.

Le communiqué ne reproduit toutefois pas les déclarations incriminées et ne précise ni leur date ni les circonstances dans lesquelles elles auraient été tenues.

Pour Pastef, ces propos s’inscrivent dans un climat de banalisation des discours de haine. Le parti accuse des membres de la mouvance présidentielle d’appeler le chef de l’État à recourir à la force pour entraver ses activités politiques et celles de son président.

Le Bureau politique national dénonce également des menaces visant le président de l’Assemblée nationale. Il réclame une « réponse immédiate » du parquet de Dakar, estimant que les faits dénoncés pourraient relever notamment d’une atteinte à la sûreté de l’État.

À travers cette prise de position, Pastef établit un parallèle avec les violences politiques survenues entre 2021 et 2024. Il soutient que l’impunité des auteurs et des commanditaires des faits criminels de cette période encourage de nouveaux appels à la violence contre sa formation.

Le parti interpelle directement le président de la République, Bassirou Diomaye Diakhar Faye, auquel il demande de faire cesser les agissements qu’il attribue à des membres de Kiiraay. Il affirme sa détermination à protéger son leader et appelle le procureur de la République à une application stricte de la loi.

 

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