Publié le 17 May 2013 - 00:15
PROPOSITION DE LOI SUR LE MODE DE DÉSIGNATION DES MAIRES

 Les initiateurs se rassurent

À dix mois des élections locales de 2014, le débat sur le mode de désignation des maires, des conseils ruraux et régionaux se poursuit entre acteurs politiques et citoyens. Jusqu'ici désignés au suffrage universel indirect, ces derniers pourraient être élus au suffrage universel direct si la proposition de modification de la loi électorale était adoptée par l'Assemblée nationale. Ce qui n'est pas gagné d'avance car cette évolution ne fait pas l'unanimité .

 

Pour l'un des initiateurs, certains de ceux qui s'opposent à cette proposition de loi qui, selon lui, serait une «avancée démocratique et citoyenne», ne peuvent mesurer ni «la gravité» ni «l'injustice» qui sont dans le mode de scrutin actuel. «Les Assises dont parlent certains sont passées. Aujourd'hui, nous sommes en face d'une urgence puisque les élections sont dans 10 mois», affirme Ousseynou Faye. «La commission dirigée par Amadou Makhtar Mbow va livrer ses travaux au mois de septembre et dans ce cas, ce sera trop tard», estime M. Faye. «En réalité, il y en a dont un nouveau mode de scrutin comme celui que nous proposons n'arrangerait pas les affaires», lâche le président du M2R.

 

Contacté hier par EnQuête, le chef de file du Mouvement pour la renaissance républicaine, en phase avec le député Cheikh Ndiaye (RSD de Robert Sagna) qui l'accompagne dans cette «mission», ne doute pas que le texte sera examiné par l'Assemblée nationale avant les échéances de 2014. «La proposition de loi a été déposée bien avant la date échue, c'est-à-dire six mois avant les élections locales''. À cet effet, ''l'Assemblée nationale a largement le temps de travailler dessus». En plus, ''la proposition a été très bien accueillie par l'ensemble de la classe politique...»

 

Auparavant, un communiqué avait souligné qu'«avec le vote de cette proposition de loi, le suffrage des Sénégalais ne sera plus dévoyé et les chantages des braconniers politiques ne seront plus que de mauvais souvenirs».

 

 

ASSANE MBAYE

 

 

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