Le FDR appelle à la constitution d’un large front contre le pouvoir

Le Front pour la Défense de la Démocratie et de la République (FDR) a réagi à la décision du Conseil constitutionnel relative à la réintégration d’Ousmane Sonko à l’Assemblée nationale. Dans un communiqué publié jeudi, la coalition de l’opposition estime que cette décision ne met pas fin au débat politique autour du retour de l’ancien Premier ministre à son siège de député.
Prenant acte de la décision des Sages, qui se sont déclarés incompétents pour statuer sur la question de la forfaiture invoquée par les requérants, le FDR considère que celle-ci « n’enlève rien » aux contestations formulées contre la réintégration du leader de Pastef.
La coalition poursuit ses critiques contre Ousmane Sonko et le parti au pouvoir, qu’elle accuse d’avoir installé le pays dans une situation marquée par « l’incompétence » et « l’arrogance ». Le FDR est également revenu sur les déclarations du président de Pastef lors d’entretiens accordés récemment à des médias internationaux, notamment RFI et France 24, estimant qu’elles traduisent une vision contestable de l’identité nationale.
Dans son communiqué, le Front pour la Défense de la Démocratie et de la République affirme que le Sénégal traverse une période préoccupante et met en garde contre ce qu’il qualifie de dérives du pouvoir en place. La coalition assure vouloir poursuivre son combat dans le cadre des institutions républicaines et du respect des lois.
Au-delà du dossier Sonko, le FDR lance un appel à un rassemblement des forces politiques et sociales opposées au régime. La coalition invite les partis politiques, les organisations de la société civile, les syndicats, les mouvements de jeunesse ainsi que les démocrates à se mobiliser pour constituer un large front destiné, selon ses termes, à proposer une alternative au pouvoir actuel.
Cette sortie intervient quelques heures après la décision du Conseil constitutionnel, qui a rejeté les recours contestant la procédure ayant permis à Ousmane Sonko de retrouver son mandat parlementaire, mettant ainsi un terme à la bataille juridique engagée par l’opposition sur ce dossier.






