Publié le 20 Mar 2013 - 17:12
RÉUNION DES FÉDÉRATIONS DU PDS

Karim Wade souhaité sur le terrain

 

Le Parti démocratique sénégalais a battu, hier, le rappel de ses troupes. Les fédérations se sont réunies hier à l’Institut libéral au Point E pour peaufiner une «stratégie de reconquête du pouvoir».

 

L’occasion a été saisie par certains responsables pour asséner leurs vérités à Karim Wade, mis en demeure dans le cadre de la traque des biens mal acquis. Selon des sources ayant pris part à la rencontre, il a été demandé au fils de l’ancien président de la République de mouiller le maillot s’il veut vraiment faire de la politique. «Karim doit descendre sur le terrain plutôt que de se cloîtrer dans sa maison du Point E. Nous n’allons pas le faire à sa place», avertit un responsable libéral.

 

«Il a été battu dans son propre bureau de vote aux élections de 2009, et nous n’accepterons pas cette fois de perdre les élections à cause de lui. Il faut qu’il se détermine», ajoute-t-il.

 

Les responsables libéraux ont part ailleurs exhorté les militants à aller s’inscrire massivement sur les listes électorales et de rester mobilisés pour «la reconquête du pouvoir». Le chargé de la propagande, Farba Senghor, lui, s’est plaint de l’organisation de la rencontre. L’ancien ministre de Wade a dénoncé, selon nos interlocuteurs, le fait que ses «frères» Babacar Gaye, Mamadou Lamine Keïta, Youssou Diallo président cette rencontre initiée par la fédération de Dakar. «On ne va plus accepter que vous vous mettiez au présidium et que les militants de Dakar vous applaudissent. C’est plutôt à vous de nous applaudir», a dit Farba Senghor. Ses «frères» lui ont donné raison.

 

Cela dit, les libéraux s’en sont pris au président Macky Sall et à son régime. L’ancien ambassadeur du Sénégal en Italie, Cheikh Sadibou Fall, selon nos informations, a estimé que la traque des biens supposés mal acquis traduit l’«incapacité» du président de la République à régler les préoccupations des Sénégalais. Il s'est dit convaincu que «Macky ne réalisera rien du tout durant les 5 prochaines années» si ce ne sont pas «les chantiers laissés par Wade».

 

 

 

DAOUDA GBAYA

 

 

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