Publié le 11 Jul 2023 - 06:26
RELATIONS HEURTÉES ENTRE MÉDECINS ET PATIENTS

L’ONMS plaide pour accorder les violons

 

Dans le but d’avoir des relations saines et courtoises entre les médecins, les patients et ceux qui gravitent autour, il urge de communiquer, mais sans entrer dans les détails du secret médical.

 

L'Ordre national des médecins du Sénégal (ONMS) a organisé, avant-hier, une journée ordinaire sur le thème ‘’Médecin et malade : droits et obligations dans l’exercice de leur fonction’’. Lors de cette rencontre, le président de l’ONMS a fait remarquer que cette journée se tient dans un contexte un peu particulier, vu que le secteur de la santé a été secoué par des évènements malheureux ou des scandales, ces derniers temps. Or, souligne le docteur Boly Diop, il est du rôle de l'ordre de plancher sur la problématique.

Ainsi, la rencontre a permis de voir entre acteurs du système de la santé et ceux du judiciaire comment se parler et se comprendre. Mais aussi de rappeler aux médecins les principes élémentaires des droits et des obligations de la profession, de se pencher sur les relations entre le toubib et son patient, et de bien discuter avec le secteur de la justice.

‘’Le médecin qui exerce est sujet à certaines difficultés. Il faut qu'on accorde nos violons et qu'on puisse se comprendre. Il faut rappeler que pendant ces évènements malheureux que je viens de citer, il n’y avait pas cette discussion et donc pas une compréhension. C'est dans le programme de l'ordre des médecins de travailler avec l'ensemble des secteurs qui gravitent autour de la santé pour améliorer les conditions de travail des praticiens. Il faut que la communication soit avant, pendant et après la relation médecin-patient. Il ne doit pas y avoir un déséquilibre entre les deux, en termes d'information. Le médecin doit pouvoir discuter avec son patient, tout le long de sa prise en charge, par rapport au diagnostic. Il faut donc une communication avec le patient et l'entourage du patient. Mais attention, cette communication se heurte à la limite du secret médical et le secret médical n'est pas opposable aux patients’’, déclare le Dr Diop.

Aux yeux du praticien, tout ce qu'on doit faire en dehors du patient doit revêtir du sceau du secret médical. Ce qu'on a vu, su ou entendu pendant la consultation doit rester entre les deux parties. Il y  a des textes qui réglementent les droits des malades et les obligations des médecins. Il s'agit des textes supranationaux, des lois de l'éthique et de la déontologie, mais aussi de la charte du malade. ‘’On a numérisé pour avoir des informations et elle (consultation) obéit à un certain nombre de critères et le secret médical sera respecté’’, déclare le Dr Diop.

Venu représenter la ministre de la Santé et de l’Action sociale (MSAS), le secrétaire général du MSAS a souligné que le rôle de veille pour le respect des devoirs professionnels et des règles d'éthique et de déontologie a toujours été bien contrôlé du côté du ministère pour un meilleur développement de la politique nationale de santé dans le pays. Abibou Ndiaye s’est félicité de la rencontre qui a permis des échanges sur les évènements malheureux récemment vécus et qui ont mis au-devant de la scène le débat sur la responsabilité du médecin dans les procédures judiciaires.

D’autant que le métier de médecin demeure une référence en matière d'humanisme et nécessite des qualités exceptionnelles et un code de conduite remarquable.

C'est pourquoi, renseigne-t-il, l'État a engagé des réformes consolidantes comme le renforcement du capital humain et le relèvement du plateau médical, l'appui à la recherche et l'augmentation des spécialisations, entre autres. Des chantiers qui requièrent une mobilisation permanente et l'élan de solidarité et les efforts constants des médecins qui exercent leur métier avec un dévouement total.

CHEIKH THIAM

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