Les travailleurs haussent le ton et interpellent les autorités universitaires

Réunis en assemblée générale à l’Université Gaston Berger (UGB) de Saint-Louis, les travailleurs de l’Intersyndicale des personnels administratifs, techniques et de service (PATS) ont dénoncé le blocage de plusieurs dossiers jugés prioritaires. Ils réclament la convocation immédiate d’un Conseil d’administration extraordinaire et menacent d’engager un plan d’actions syndicales si aucune réponse n’est apportée dans les prochains jours.
La tension monte à l’Université Gaston Berger de Saint-Louis. À l’issue d’une assemblée générale tenue sur le campus, l’Intersyndicale des personnels administratifs, techniques et de service (PATS) a exprimé sa vive indignation face à ce qu’elle qualifie de « blocage prolongé » de plusieurs dossiers relevant de la compétence du Conseil d’administration de l’institution. Selon le coordonnateur de l’Intersyndicale et porte-parole des travailleurs, Amath Diallo, plusieurs questions importantes demeurent sans réponse depuis plus de six mois. Ces dossiers avaient pourtant été identifiés lors de la session du Conseil d’administration consacrée à l’adoption du budget de l’Université ainsi que de ceux des différentes UFR et instituts. Parmi les points en attente figurent notamment la prise en charge du carburant des chefs de services administratifs, des directeurs d’UFR et d’instituts, mais également la situation des travailleurs du Centre d’Excellence Africain en Mathématiques, Informatique et TIC (CEA-MITIC).
À l’époque, rappelle l’Intersyndicale, le Conseil d’administration avait décidé de confier l’examen de ces questions à une sous-commission, tout en recommandant la convocation rapide d’une session extraordinaire afin de statuer définitivement sur ces dossiers. Toutefois, malgré cette décision, aucune réunion n’a été organisée à ce jour. Pourtant, les représentants des travailleurs affirment avoir multiplié les démarches auprès de l’administration universitaire et de la présidence du Conseil d’administration au cours des derniers mois, sans obtenir de résultats concrets. Une situation qu’ils considèrent comme une atteinte aux principes de bonne gouvernance et de dialogue social.
« Cette inertie bloque le fonctionnement normal des instances de décision de l’Université et retarde injustement la prise en charge de préoccupations légitimes des travailleurs », a déclaré Amath Diallo devant les membres réunis en assemblée générale. L’Intersyndicale estime qu’aucune contrainte d’agenda ni aucune considération personnelle ne peut justifier la paralysie prolongée de l’organe suprême de gouvernance de l’établissement. Elle exige ainsi la convocation immédiate et sans délai d’un Conseil d’administration extraordinaire pour examiner et valider les dossiers en souffrance.
D’ailleurs, faute d’une réaction rapide des autorités compétentes, les travailleurs annoncent qu’ils engageront progressivement des actions syndicales et se réservent le droit de recourir à tous les moyens légaux pour faire aboutir leurs revendications. Un avertissement clair adressé à l’administration universitaire, alors que le climat social semble entrer dans une nouvelle phase de tension à l’UGB.
IBRAHIMA BOCAR SÈNE, SAINT-LOUIS






