Publié le 9 Jul 2013 - 15:19
VEILLE DU RAMADAN AU MARCHE TILÈNE DE DAKAR

 Denrées en mal de clients

 

A la veille du Ramadan, les prix des denrées n’ont pas encore connu de hausse, à l’exception de l’oignon et de la pomme de terre. Du moins au marché Tilène de Dakar.

Ndèye Fatou et Cheikhouna, un jeune couple, tiennent leur étal juste à l’entrée du marché Tilène, en face de l’avenue Blaise Diagne de Dakar. Ils vendent du bissap, du gingembre, des pains de singe, des produits très prisés pendant le Ramadan. ‘’Pendant le Ramadan, les clients viennent massivement pour acheter du bissap ou du gingembre et même du pain de singe. Ils en font du jus qu’ils prennent tous les soirs, pendant le mois béni'', explique, Ndèye Fatou.

Mais à moins d’un jour du début du mois du jeûne musulman, Cheikhouna ne note toujours pas une ruée des clients. Sachets à la main, il guette l’arrivée d’un client. Parfois, c’est la femme qui marchande. Par le passé, à quelques jours du mois béni, souligne-t-il, il lui était arrivé d’écouler quatre bassines de bissap par jour. Mais cette année, les choses sont au ralenti.

Pourtant, les prix semblent hors de cause. Car, d’après la dame Ndèye Fatou, le pot de ''bissap vimto'' est vendu à 600 francs alors que le bissap ordinaire est proposé à 500 francs Cfa. Le gingembre est vendu à 800 francs le kilogramme. Si les clients se font encore désirer, soutient son mari, c’est peut-être lié aux temps qui sont durs. ''La vie n’est pas facile et les gens n’ont plus d’argent. Que ce soit pendant le Ramadan ou après, le pouvoir d’achat reste le même'', s'avance Cheikhouna.

Prix de l’oignon et de la pomme de terre en hausse

A quelques dizaines de mètres de l’étal de Cheikhouna, Issara Ba tient une petite boutique bien remplie. Il somnole sur sa chaise, en cette période de forte chaleur l’après-midi. Il propose différentes denrées alimentaires : riz, huile, sucre, dattes, etc. Selon le jeune boutiquier, aucune hausse n’est encore notée sur les prix de ces différents produits. Tout ce qu’il déplore, pour le moment, c’est la rareté des clients en cette veille du Ramadan : ‘’Il n’y a pas encore une ruée. Pour le sucre, j’en ai beaucoup vendu aujourd’hui, pour le reste, je suis toujours en attente, peut-être que pendant le Ramadan les choses vont changer.’’

Si certains nourrissaient une crainte sur une pénurie de sucre pendant ce mois, Issara Ba rassure. ‘’Il n’y a pas encore de pénurie de sucre, ni une hausse sur le prix de certains denrées. Nous vendons toujours au même prix et nous espérons qu’aucune hausse ne sera notée’’, dit-il.

En fait, renseigne Mougny Diouf, boutiquier au dit marché, la spéculation ne touche pour le moment que l’oignon et la pomme de terre. ‘’Pour l’oignon et la pomme de terre, la hausse date de bien avant l’arrivée du Ramadan. La pomme de terre se fait rare même sur le marché. Elle est devenue presque introuvable'', informe M. Diouf. Il confie vendre beaucoup plus de sucre, de café, de lait et des dattes pendant le Ramadan. Mais, avec la ‘’morosité économique’’ qui règne dans le pays, il a peur de ne pas pouvoir écouler son stock. ‘’J’ai déjà tout en stock, mais les clients tardent à venir faire leurs provisions. Les années précédentes, à moins de deux jours du début du mois de jeûne, les clients se bousculaient devant les étals. Mais aujourd’hui, vous ne voyez personne'', se plaint-il.

Petit tour au marché de la volaille. Il y a des poulets pour toutes les bourses, à en croire Cheikh Diop, vendeur de gallinacées, avec un brin de sourire. Il vend des poulets du pays, des pondeuses, des poulets de chair… ''Les poulets varient entre 2000, 2500 et 3000 francs. Entre dimanche et aujourd’hui (lundi), j’ai beaucoup vendu, mais cela ne nous poussera pas à augmenter les prix'', rassure-t-il.

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