Publié le 12 Jun 2014 - 00:44
APRÈS PRÈS DE 2 MOIS DE PRISON POUR FAUX

L’adjoint au maire de Hann-Bel Air sort de prison

 

Après près de deux mois de séjour carcéral, le premier adjoint au maire de Hann-Bel Air a bénéficié d’une liberté provisoire. Alioune Mbaye,  cité dans une affaire de faux avec cinq autres individus, est placé sous contrôle judiciaire. 

 

En prison depuis le mois d’avril dernier, le premier adjoint au maire de Hann-Bel Air hume l’air de la liberté depuis deux semaines. Alioune Mbaye a eu plus de baraka que ses cinq coïnculpés qui ont passé six mois en prison, avant de bénéficier d’une liberté provisoire. Ils ont été inculpés par le juge du 9ème cabinet d’instruction pour association de malfaiteurs, faux et usage de faux en écriture publique authentique et corruption passive.

Le conseiller municipal socialiste a été inculpé, suite à l’information ouverte contre une bande de présumés faussaires. La bande a été démantelée après l’arrestation de Mamadou Adama Sylla. Le mécanicien devait réparer la moto de son compatriote guinéen, Mamadou Diouldé Ba. 

Au cours d'une discussion, Diouldé lui avait proposé de l’aider à obtenir des documents sénégalais. Sylla avait sauté sur l'occasion de se faire ‘’naturaliser’’ sénégalais. Ayant  accepté de donner un acompte de 20 000 francs et de payer un reliquat de 10 000 francs, il s'était fait délivrer un extrait de naissance qu'il est allé déposer pour obtenir d’autres papiers. C’est à ce moment-là que le faux fut décelé. Sylla fut appréhendé par des éléments de la section de recherches de la gendarmerie de Colobane, à l’hôpital où il avait évacué son épouse qui était en train d’accoucher. 

Surpris, il n’avait pas hésité à dénoncer Diouldé qui est tombé dans le piège des gendarmes au moment où il est allé empocher le reliquat que Sylla lui devait. Arrêté, le démarcheur avait dénoncé El Hadj Malick Wellé, un ancien agent à la mairie Yeumbeul devenu démarcheur lui aussi. De fil en aiguille, les pandores appréhendèrent le reste de la bande, à savoir l’agent municipal Malick Gaye et le journalier à SIVOP, Malick Niass.

A en croire nos sources, lors de leur face-à-face avec le juge d’instruction, les cinq inculpés avaient balancé entre dénégations et aveux partiels. Malick Niass, le seul à avoir échappé au délit de corruption passive, avait catégoriquement nié les faits. Condamné dans le passé pour des faits similaires, il avait soutenu n’avoir plus de lien avec son dénonciateur. Wellé et Diouldé reconnurent le faux et usage de faux.

FATOU SY 

 

 

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