Publié le 9 Dec 2019 - 13:24
DIOURBEL

Les enseignants boudent les salles de classe

 

Les enseignants de Diourbel annoncent un débrayage ce mardi, à partir de 9 h, suivi d’un arrêt des cours. Ils protestent contre les ordres de service de redéploiement des enseignants signés par l’inspecteur d’académie.

 

A l’appel du G6, les enseignants membres de ce groupe de syndicats vont, ce mardi, déserter les salles de cours. Ils entendent protester vigoureusement contre le non-respect de la gestion démocratique, les ordres de service pris par l’inspecteur d’académie ‘’ponctués d’incongruités et d’incohérences’’, la rupture du dialogue social avec les partenaires. Ce qui, de l’avis de Mamadou Sarr, porte-parole des syndicats et Secrétaire général du Sels/A, ‘’participe à la détérioration du climat social’’.

Ces accusations ont été balayées d’un revers de la main par Seydou Sy, Inspecteur d’académie de Diourbel. ‘’Nous sommes dans un système éducatif qui fonctionne sur la base de la centralité de l’apprenant. Ce qui a été fait au niveau de l’académie de Diourbel est relatif à la situation d’une carte scolaire qui a connu une extension, avec la création du second cycle de Lambaye (Bambey), la création du Cem de Réwo Mao (Bambey), l’avènement d’un cycle complet à Réfane (Bambey) et à Kéré-Mbaye, sans compter la nouvelle création qu’est le collège franco-arabe de Ndindy (Diourbel). Par rapport à cette situation et à travers le décret 12-76, l’inspecteur d’académie et l’inspecteur de l’éducation et de la formation, chacun en ce qui le concerne, ont pour responsabilité de veiller à ce que les enfants puissent étudier dans de bonnes conditions’’, a-t-il déclaré.

Avant de poursuivre : ‘’Nous avons fait un audit, en mobilisant tous les formateurs du Crfpe qui ont sillonné les grands établissements avec un outil de collecte. A la suite de cela, nous avons constaté des surnombres dans certains établissements au moment où les enseignements ne se déroulaient pas ailleurs. Face à cette situation, il me revenait la responsabilité, en tant qu’agent de l’Etat, du service public, de veiller à ce que le droit de ces enfants à l’éducation soit assuré. Après avoir exploité ce travail d’audit, j’ai pris ma responsabilité pour faire fonctionner ces établissements en procédant au redéploiement de ceux qui étaient en surnombre au moment où les enseignements n’étaient pas assurés ailleurs.’’

Revenant sur les modalités de ce redéploiement, l’Ia souligne que, souvent, c’est le dernier venu dans une discipline qui est redéployé, y compris ceux qui sont venus par le mouvement national. ‘’On nous reproche de demander l’onction des partenaires pour faire ce travail qui nous incombe administrativement, l’Ief et moi. Ce serait de l’irresponsabilité.

Nous avons l’habitude de prendre nos responsabilités et de rendre compte à qui de droit. J’ai reçu 12 sortants de la Fastef comme professeurs. Après retour de stage, j’en ai reçu 5. C’était largement insuffisant par faire face à cette situation’’, déclame-t-il. Avant d’ajouter : ‘’Après avoir procédé au redéploiement, on a décidé de recourir à des chargés de cours, en choisissant ceux qui ont des Licences d’enseignement, c’est-à-dire avant la réforme Lmd. Si je constate, au cours de l’année, qu’il y a des dysfonctionnements, je les réglerai. Parce que je ne vais pas demander au ministère de l’Education de m’envoyer des profs dont il n’a pas à sa disposition. Mais j’essaie de trouver des solutions. Quand on est dans le service public, on prend ses responsabilités.’’

Seulement, la question qu’il n’aborde pas et qui a soulevé l’ire des enseignants, est celle relative au ‘’favoritisme’’ dans ce redéploiement. Ces derniers donnent comme exemple la 2e femme du gouverneur. Affectée au collège d’enseignement moyen de Ngoye, dans le département de Bambey, elle a été réaffectée à l’Ia. Un autre a été affecté dans le même établissement. Ce qui a créé un sous-effectif en maths et en Svt. Les autres griefs portés contre l’Ia et l’Ief sont le redéploiement dans une discipline et l’affectation dans la même discipline d’enseignants, la nomination de surveillants alors qu’il fallait, selon les plaignants, répondre préalablement aux critères des appels à candidatures.

BOUCAR ALIOU DIALLO

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