Publié le 1 Jan 2021 - 15:49
ETHIQUE ET GENRE DANS LA RECHERCHE

Les chercheurs retournent à l’école 

 

L’Agence nationale de la recherche scientifique appliquée (ANRSA) a organisé hier un atelier de formation des chercheurs dans l’élaboration de projets sur l’éthique. Une façon d’outiller les acteurs dans le choix des sujets qui touchent la société.

 

Ils sont nombreux les chercheurs qui rencontrent des difficultés dans leurs projets. Hier, un atelier a été organisé par la direction générale de l’Agence nationale de la recherche scientifique appliquée (ANRSA) pour former ces chercheurs à la conception de projets. En collaboration avec le comité national d’éthique et de recherche du Sénégal, cet atelier vise également l’intégration de l’approche genre dans la recherche. Selon le Directeur général de l’ANRSA, l’objectif est d’armer les chercheurs pour qu’ils puissent respecter l’éthique dans tout ce qu’ils font. ‘’C’est un renforcement de capacité pour ces chercheurs que nous allons poursuivre. Tout ce que nous faisons, c’est en sorte que les projets de recherche puissent être travaillés sur des thématiques qui intéressent la société, mais également, le développement économique et social du pays. Dans les années à venir, avec notre plan stratégique, nous allons aboutir à cela’’, explique Professeur Cheikh Mamadou Lô. 

A l’en croire, quand ils parlent de projets, en général, les partenaires demandent le respect de l’éthique. C’est pour cette raison qu’ils veulent d’abord outiller les chercheurs, avant de pouvoir bénéficier de ces financements pour mener à bien leurs recherches. Ainsi, selon la présidente du comité national d’éthique pour la recherche en santé au Sénégal, Professeur Anta Tall Dia, il s’agit, en plus de la formation, d’une prise en compte du genre dans les projets de recherche au Sénégal. Le comité national d’éthique étant l’organe de régulation de la recherche au Sénégal, soutient Pr Tall Dia, il s’occupe à faire respecter le droit des personnes qui s’intéressent à la recherche au Sénégal.  ‘’Nous veillons à ce que les qualités des protocoles de recherches soient bonnes sur le plan scientifique. Mais également, nous faisons tout pour que les droits des personnes soient respectés. Avant de faire la recherche, on doit les informer sur les objectifs. Il faut qu’elles donnent leur consentement, après avoir été bien informées. Il faut aussi que la recherche ne présente pas trop de risques par rapport aux bénéfices en santé’’, fait-elle savoir.

Pour ce faire, le comité travaille avec l’Agence nationale de la recherche des sciences appliquées. Car, souligne le Professeur, il faut que toutes ces recherches participent au développement et au bien-être de la population.

Chef de la division de la recherche au ministère de la Santé et de l’Action Sociale, Docteur Samba Koor Sarr renseigne qu’ils ont travaillé avec l’agence et le comité national d’éthique, dans l’optique de mobiliser les acteurs de la recherche autour des concepts : éthique et genre. ‘’Nous avons eu des communications qui ont aidé à éclairer les acteurs sur l’importance de la prise en compte de ces deux dimensions, dans le cadre du développement de la recherche’’, souligne Dr Sarr. Qui précise que cette rencontre va être multipliée à travers le pays. Cette dynamique va être également instaurée au niveau des universités en rapport avec la Direction de la recherche appliquée.  

‘’La fonction de formation et de renforcement de capacités n’a pas été suffisamment activée par le comité national d’éthique. Tout cela sera rectifié aux bénéfices des chercheurs. En mobilisant des ressources, ce sont ces experts que nous allons amener sur le terrain pour aider les acteurs, à non seulement, intégrer la culture de l’éthique dans la façon de penser les projets, mais aussi la façon d’améliorer la pratique dans les soins, dans les processus d’organisation des systèmes en tenant compte de la dimension genre’’.

Cette première rencontre a vu la participation de chercheurs qui viennent des académies, des institutions de recherches, mais également de tous les domaines de la vie. Ils ont été 50 à être formés.

VIVIANE DIATTA

 

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