Publié le 7 Dec 2022 - 16:55
SILENCE LORS DE LA CONFRONTATION ENTRE SONKO ET ADJI SARR

Les avocats des deux parties se rejettent la faute

 

La confrontation entre Adji Sarr et Ousmane Sonko a eu lieu hier, devant le doyen des juges.  Les deux protagonistes n’ont pas voulu répondre aux questions des avocats.

 

Le face-à-face tant attendu entre Adji Sarr et Ousmane Sonko a finalement eu lieu dans le bureau du doyen des juges. Pour la circonstance, le tribunal a été placé, hier, sous haute surveillance. Tous les points d’accès étaient filtrés. Seuls les journalistes et les agents du palais de Justice pouvaient circuler. En dehors de forces de l’ordre et des journalistes qui se trouvaient sur le parking qui fait face au temple de Thémis, il n’y avait personne dans les parages. Le calme régnait sur les lieux.

Toutefois, contrairement à ce que l’on attendait, les deux parties n’ont pas répondu à toutes les questions, lors de la confrontation. Et les deux camps se rejettent la faute.

Selon l’un des avocats de la plaignante, en l’occurrence Me Abdou Dialy Kane, il n’y a pas eu une véritable confrontation. Ce, dans la mesure où, dit-il, Ousmane Sonko a refusé de répondre aux questions du procureur de la République, mais également aux questions des avocats de la défense. ‘’Par voie de conséquence, il y a eu un nouvel interrogatoire et non une confrontation’’, a poursuivi Me Kane. Qui n’a pas voulu en dire plus sur les débats, car il n’est pas de ceux qui violent le secret de l’instruction.

Me Kouressy Ba : ‘’La montagne a couché d’une souris mort-née’’

Constitué pour défendre Ousmane Sonko, Me Kouressy Ba, sans gants, a fustigé l’attitude de la partie civile qui, selon lui, n’a pas été en mesure de brandir des preuves de ses accusations. ‘’La partie civile n’est pas seulement là pour demander des dommages et intérêts, une indemnisation ; elle participe à l’accusation. C’est une partie poursuivante au procès. On attendait une partie qui a crié partout qu’elle était pressée d’en découdre avec l’inculpé. Elle a crié partout qu’elle détenait des preuves. En lieu et place, la montagne a couché d’une souris mort-née’’, a fulminé Me Ba.

Tout en se félicitant de la cohérence de son client, Me Ba s’est désolé de la posture de la plaignante qui a refusé de répondre à leurs questions. La même posture qui a été pourtant adoptée par Ousmane Sonko qui n’a pas voulu répondre au procureur et aux avocats de la partie adverse. Attitude que l’avocat trouve normale, car son client estime que le parquet fait partie du complot ourdi contre sa personne.

Il en est de même pour Me El Hadj Diouf contre qui la robe noire annonce que son client a formulé trois plaintes. ‘’Il considère qu’il n’a pas la légitimité d’exercer. En conséquence, il ne va pas répondre’’, a expliqué Me Ba.

Me Ousseynou Ngom : ‘’Ce qu’on attend, c’est un non-lieu. C’est un dossier vide’’

Maitre Ousseynou Ngom, qui renseigne qu’aucune preuve n’a été établie par la plaignante sur ses accusations, estime que le non-lieu reste la seule option. ‘’Les preuves n’ont pas été sorties. Elle a gardé le silence face aux questions. On s’est étonné, il n’y a pas de vidéo, ni d’audio. C’est Sonko qui devait avoir cette posture. Ce qu’on attend, c’est un non-lieu. C’est un dossier vide. Le certificat médical a blanchi notre client. Il n’y a pas eu d’altercation’’, soutient Me Ngom.

Me El Hadj Diouf : ‘’Les preuves ne seront pas divulguées dans la presse’’

La réponse de Me El Hadj Diouf, avocat d’Adji Sarr, aux reproches des conseils de Sonko, n’a pas tardé. D’après lui, les preuves ne seront pas divulguées dans la presse. Néanmoins, il précise que sa cliente a refusé de répondre aux questions de la défense, parce que Sonko en a fait de même. Il salue la ‘’sérénité’’ dont a fait preuve Adji Sarr, depuis le début de la procédure.

Adji Sarr : ‘’Je n’ai jamais dit que j’étais enceinte‘’

La jeune dame, quant à elle, n’a pas apprécié la posture d’Ousmane Sonko. A l’en croire, celui-ci n’est pas l’homme qu’elle a l’habitude de voir. ‘’J’ai été déçue, parce que Sonko n’a pas voulu répondre aux questions de mes avocats. C’est pourquoi, moi aussi, je n’ai pas voulu répondre à leurs questions. Ce n’est pas le Ousmane que j’avais l’habitude de voir. On n’a échangé aucun mot. Il a préféré garder le silence’’, a-t-elle déclaré. Sur sa supposée grossesse, la plaignante a répondu : ‘’Je n’ai jamais dit que j’étais enceinte.’’

MAGUETTE NDAO

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