Publié le 20 Jun 2019 - 01:06
1er SOMMET AFRICAIN SUR LES MGF ET LE MARIAGE D’ENFANTS :

Points saillants du plan de bataille

 

Mettre en œuvre l’initiative ‘’Saleema’’ de l’Union africaine sur l’élimination des mutilations génitales féminines (Mgf), renforcer la promotion de l’égalité des sexes et l’autonomisation des filles sont, entre autres, les fortes recommandations issues du 1er Sommet africain sur les Mgf et le mariage d’enfants. 
 
 
Le 1er Sommet africain sur les mutilations génitales féminines (Mgf) et le mariage d’enfants, qui s’est tenu à Dakar, du 16 au 18 juin, a été clôturé hier. Des recommandations et des plaidoiries ont été faites à l’endroit des Etats et gouvernements du continent pour la défense de la cause féminine. Dans la déclaration finale, les initiateurs appellent à ‘’renforcer la promotion de l’égalité des sexes et l’autonomisation des filles, afin qu’elles puissent profiter de leur enfance, sans connaître de maternités, ni de mariages précoces ou forcés et contribuer ainsi à l’atteinte des objectifs de développement durable n°5 (Odd 5)’’. 
 
Ils prônent aussi plus d’engagement politique de la part des autorités, pour intégrer la question des Mgf/e et des mariages d’enfants dans les priorités nationales. Ceci, en harmonisant les lois contre les Mgf/e et leurs mécanismes d’exécution aux niveaux national et sous-régional. ‘’Les filles ont besoin d’avoir accès à la justice, grâce au concours de professionnels de l’aide juridique et para-juridique, et d’être sensibilisées à la question des Mgf/e et aux besoins des adolescentes mariées et des survivantes de Mgf/e’’, lit-on dans la déclaration. 
 
Les participants au sommet de Dakar veulent aussi une prévision, dans les budgets nationaux, de ressources financières et humaines suffisantes. Afin de mettre en œuvre les plans d’action régionaux, sous-régionaux et nationaux élaborés de manière inclusive avec le concours de l’ensemble des acteurs concernés. 
 
Pour eux, il est nécessaire de développer des modèles et outils de financement et de chiffrage de coûts pour ‘’normaliser’’ les méthodologies de financement de la lutte contre les pratiques. Ils sollicitent, dans la logique de leur combat, la mise en œuvre de l’initiative ‘’Saleema’’ de l’Union africaine sur l’élimination des mutilations génitales féminines. Ceci, en mettant l’accent sur les normes sociales et les dimensions culturelles de la pratique transfrontière des mutilations. 
 
‘’Nous appelons les organisations de la société civile, Ong, agences de l’Onu, l’Ua... à renforcer la capacité et l’aptitude des citoyens africains, des sociétés civiles, des organisations communautaires et autres Ong à user de leur influence pour mettre fin aux Mgf/e et aux mariages d’enfants aux niveaux national et mondial, par la diffusion et l’échange d’informations’’, plaident-ils dans le document. 
 
Création ‘’d’espaces sûrs’’
 
Sur ce, ils optent pour la création de plateformes pour les citoyens africains et les groupes marginalisés, pour pousser les décideurs politiques à s’engager sur ces questions. Mais aussi à soutenir un dialogue régional entre les communautés économiques régionales (Cer) et les acteurs des sociétés civiles régionales. L’objectif étant, pour eux, de ‘’promouvoir et préconiser’’ l’instauration d’un environnement juridique et politique favorable, ainsi que les meilleures pratiques pour fournir des données probantes permettant aux Etats membres d’élaborer des lois et politiques protégeant les droits des femmes. 
 
Etant les principaux concernés dans cette bataille, les jeunes demandent la création ‘’d’espaces sûrs’’ où les filles peuvent exprimer leurs préoccupations au sujet du mariage et des grossesses précoces, ainsi que leurs aspirations. ‘’Il s’agit notamment d’encourager les enfants mariées à faire connaître leurs histoires pour s’assurer que leurs expériences sont prises en compte dans les décisions communautaires sur le mariage des enfants’’, précise la note. 
 
Les initiateurs les incitent à lancer des appels à l’action et formuler des revendications politiques plus ‘’audacieuses et plus créatives’’. Un combat qui, selon les organisations, doit se faire en collaboration ‘’active’’ avec des bloggers et personnes d’influence en Afrique. Ceci pour pousser d’autres jeunes et leur donner les moyens de se mobiliser, de s’exprimer et de ‘’condamner’’ les normes culturelles, religieuses et traditionnelles ‘’néfastes’’ et promouvoir des valeurs panafricaines ‘’positives’’.
 
MARIAMA DIEME 

 

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