Le SYPROS/EF interpelle l'État

Le Syndicat des Professionnels du Secteur de l’Éducation et de la Formation (SYPROS/EF) a engagé une réflexion stratégique sur l’avenir du système éducatif. L’organisation demande le respect des engagements pris par l’État et l’amélioration des conditions d’apprentissage.
À l’occasion des activités marquant la fête internationale du travail, le Syndicat des Professionnels du Secteur de l’Éducation et de la Formation (SYPROS/EF) a délocalisé ses activités à Thiès, privilégiant ainsi une approche de proximité avec ses militants. Interrogée en marge des activités, la Secrétaire générale nationale du SYPROS/EF, Fatou Seck Kébé, a expliqué que cette décentralisation s’est matérialisée par l’organisation d’un panel autour du thème : « Relance et revalorisation des professionnels du secteur de l’éducation et de la formation ».
Cette rencontre, tenue en partenariat avec la Coalition des Organisations en Synergie pour la Défense de l’Éducation Publique (COSYDEP), vise à engager une réflexion approfondie sur plusieurs axes majeurs. « Nous avons voulu être au plus près de nos militants, les écouter et partager avec eux cette journée internationale du travail, tout en produisant des recommandations concrètes pour renforcer notre syndicat », a-t-elle déclaré.
En effet, les travaux ont porté sur trois principaux volets : la relance du syndicat, la revalorisation de la fonction enseignante et le financement de l’éducation. Sur ce dernier point, Fatou Seck Kébé a insisté sur la nécessité d’explorer des mécanismes endogènes, impliquant davantage les acteurs syndicaux, afin de répondre aux défis structurels du secteur.
Abordant la question de la relance, la responsable syndicale a évoqué une volonté claire de redynamiser l’organisation et de renforcer son efficacité dans la défense des intérêts des enseignants. « Il s’agit de redonner du souffle à notre syndicat, de remobiliser nos membres et de repositionner notre action dans un contexte marqué par de nombreux défis », a-t-elle souligné.
Affilié à la Confédération Nationale des Travailleurs du Sénégal (CNTS), le SYPROS/EF inscrit son action dans le cadre plus large des revendications du mouvement syndical. Revenant sur le contexte national, Fatou Seck Kébé a rappelé que les attentes restent fortes quant à l’application du pacte de stabilité signé l’année précédente, dont la mise en œuvre demeure insuffisante.
Elle a, à ce titre, appelé à une relance du dialogue avec les autorités afin d’assurer le respect des engagements pris. « Le gouvernement s’est engagé. Il est aujourd’hui essentiel de mettre en place un suivi rigoureux, en concertation avec les syndicats, pour garantir des avancées concrètes », a-t-elle insisté.
La Secrétaire générale n’a pas manqué d’évoquer les perturbations enregistrées dans le secteur éducatif, notamment les grèves répétées qui ont impacté le quantum horaire et le déroulement des enseignements. Elle a ainsi plaidé pour une stabilisation du système, afin d’assurer aux élèves une année scolaire apaisée et harmonisée.
Ndeye Diallo (Thiès)






