Publié le 22 Dec 2020 - 17:18
ABDOULAYE DIOUF SARR

‘’Cette 2e vague est plus virulente’’

 

 
Pour cette deuxième vague, la riposte adoptée par l’Etat est celle du respect strict des mesures barrières. Même si elle est plus virulente, Abdoulaye Diouf Sarr précise qu’il est très prématuré d’aborder les choses en termes d’état d’urgence.
 
 
La deuxième vague de la Covid-19 fait énormément de ravages. En 72 heures, le pays a enregistré 14 décès. C’est-à-dire 8 morts pour le week-end (vendredi et samedi) et 6 le dimanche. Une situation qui a poussé le ministre de la Santé et de l’Action sociale et le Comité national de gestion des épidémies (CNGE) à convoquer, hier, une réunion pour évaluer les stratégies à apporter.
 
De l’avis du ministre Abdoulaye Diouf Sarr, la situation telle qu’elle se présente les mène à une posture où il faut absolument que tous les dispositifs opérationnels au niveau national soient réactivés. ‘’Nous sommes rassurés de voir que le dispositif est bien en place. Nous avons la possibilité à Dakar, comme dans les régions, de prendre en charge les malades. Ce qui est noté, de manière empirique, c’est que cette deuxième vague est plus virulente. Donc, on ne peut pas économiser le respect des mesures barrières. Aujourd’hui, la riposte est une riposte pour le respect strict des mesures barrières, notamment le port du masque, le lavage des mains et le respect de la distanciation physique’’, précise-t-il.
 
L’Etat du Sénégal, dit-il, est dans cette optique. Si tous les Sénégalais respectent ces mesures, il y aura un impact très positif sur la maîtrise de la pandémie. ‘’Il ne faut pas confondre causes et conséquences, c’est vrai qu’au niveau des centres de traitement épidémiologique (CTE), nous avons des dispositions majeures de prise en charge. Mais aussi de cas graves. Donc, en amont, il faut faire en sorte qu’il n’y en ait pas. Ce qui renvoie au respect strict des gestes barrières par les populations’’, conseille Abdoulaye Diouf Sarr.
 
Selon le ministre, la situation ne nécessite pas encore de décréter un état d’urgence. Car, telle qu’elle se présente, ils maitrisent au niveau stratégique du CNGE, au niveau opérationnel par le Cous et les districts. ‘’Donc, il me semble très prématuré d’aborder les choses en termes d’état d’urgence. Nous sommes dans une stratégie évolutive. Et dans cette situation actuelle, nous maîtrisons les choses’’, rassure le ministre de la Santé.
 
121 cas positifs, ce lundi
 
Déjà, ce lundi 21 décembre, sur 1 404 tests réalisés, 121 sont revenus positifs, soit un taux de positivité de 8,62 %. Selon le communiqué du ministère, il y a eu 52 cas contacts et 69 cas issus de la transmission communautaire. Depuis hier, 40 patients hospitalisés ont été contrôlés négatifs et déclarés guéris, 26 cas graves sont pris en charge dans les services de réanimation.
 
A ce jour, 17 879 cas ont été déclarés positifs dont 16 562 guéris, 371 décédés et 945 sous traitement.
 
Par ailleurs, le ministre souligne que le CNGE est l’instance stratégique de réflexion. Mais ils analysent, sur le plan scientifique, tout ce qui se passe autour de ce virus. Donc, si une situation présente mérite que le Sénégal prenne une décision, il le prendra dans l’intérêt des populations. ‘’Je peux vous garantir que tous les moyens seront toujours disponibles en toutes circonstances. La situation sur les cas graves est tout à fait logique, quand les choses en termes de détection ne se font pas de la manière la plus précoce possible. On est souvent dans des situations où on arrive dans les structures sanitaires en retard et cela occasionne des décès’’, explique le ministre Abdoulaye Diouf Sarr.
 
C’est pourquoi il lance un appel à tous les Sénégalais à la détection précoce pour que la prise en charge puisse se faire très tôt. Cela, soutient-il, évite à la population de faire face à un nombre important de décès. ‘’Tous les moyens, ressources matérielles et humaines seront toujours disponibles pour protéger les Sénégalais’’.
 
VIVIANE DIATTA

 

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