Publié le 15 Apr 2017 - 16:47
ACCÈS AU FINANCEMENT POUR LES PME

L’OQSF invite les structures d’encadrement à jouer le jeu

 

L’accès au financement reste un des défis majeurs auquel font face les Petites et moyennes entreprises (PME). Pour le relever, le Directeur général de l’Observatoire de la qualité des services Financières (OQSF), Mamadou Habib Diop, a invité, hier lors d’un atelier de sensibilisation, les PME à se rapprocher des structures d’encadrement mises en place par le gouvernement.

 

Les banques ont participé, en 2016, au financement de l’économie sénégalaise à hauteur de 5 775 milliards de francs Cfa, dont 1 500 à 1 600 milliards dédiés aux Petites et moyennes entreprises (PME), selon les chiffres de la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO). Cependant, ces entreprises ont toujours certaines contraintes liées notamment à l’offre de crédits limitée à cause de ‘’l’importance et la nature des garanties exigées’’. ‘’Nos entreprises ont énormément de besoins de financement dans le court, le moyen et le long terme.

Mais la qualité des documents que ces dernières présentent aux banques ne leur donnent pas l’intégrale assurance d’être remboursées dans les délais’’, a expliqué hier le président de la Chambre de commerce, d’industrie et d’agriculture de Dakar, Dr Daouda Thiam, lors d’un atelier sur la facilitation de l’accès au financement des PME. Toutefois, poursuit-il, des mesures ont été prises par les pouvoirs publics. Il s’agit du Fonds souverain d'investissements stratégiques (FONSIS), de la Banque nationale de développement économique (BNDE) et de l’Agence de développement et d'encadrement des Petites et moyennes entreprises (ADEPME).

Malgré ce dispositif, M. Thiam souligne que l’accès au financement constitue un ‘’réel handicap’’ pour le développement des entreprises sénégalaises. ‘’La contribution du secteur bancaire, financier et structures assimilées au financement de l’économie reste toujours en deçà des attentes du secteur privé’’, a-t-il dit. En dehors des problèmes liés à la formulation des demandes de crédits, les PME sont également confrontées à un déficit de suivi et d’accompagnement, un manque de célérité dans la prise de décisions, d’octroi de crédit ou d’engagement par signature, etc. Ainsi, l’atelier va contribuer, d’après M. Thiam, à l’amélioration de l’éducation financière de manière à parvenir progressivement à la facilitation de l’accès au financement. Cela, à travers une meilleure connaissance des outils et dispositifs de financement existants.

Pour y arriver, le Directeur général de l’Observatoire de la qualité des services financiers (OQSF), Mamadou Habib Ndao, a invité les PME à se rapprocher des structures d’encadrement existantes. ‘’Les PME ne se rapprochent pas des structures d’encadrement existantes. La première garantie, quand on cherche un projet, c’est sa rentabilité. Le banquier qui donne son argent veut que le projet soit suffisamment générateur de revenus pour payer le principal et les intérêts. La garantie matérielle, c’est le dernier recours’’, a précisé le Dg de l’OQSF. Pour M. Ndao, il faut tout de même que toutes les institutions financières soient à la disposition des PME. Mais aussi, il trouve nécessaire d’orienter ces entreprises vers les structures d’encadrement qui leur permettent de monter ‘’un bon dossier’’ à la banque. Malgré ces difficultés, il faut noter que les PME représentent 86% du tissu économique du pays avec une contribution au Produit intérieur brut (Pib) qui tourne autour de 33%.

MARIAMA DIEME 

 

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