Publié le 30 Sep 2020 - 11:42
AGRESSION CAMERAWOMAN DAKAR’ACTU

La CJRS et l’Appel montent au créneau

 

Après le Syndicat des professionnels de l’information et de la communication du Sénégal (Synpics), c’est au tour de la Convention des jeunes reporters du Sénégal (CJRS) de monter au créneau pour dénoncer l’agression d’une des leurs. La camerawoman à Dakar’Actu, Adja Ndiaye, a subi, lundi dernier, ‘’une furie policière d'une rare violence. Elle a été battue par six éléments du Groupement mobile d’intervention (GMI) avant que son matériel de travail ne soit détruit. Ce, alors qu'elle était dans l'exercice de son métier’’, dénonce la CJRS.

Cette agression a plongé Adja Ndiaye ‘’dans un état déplorable, internée dans une clinique de la place’’. Les faits sont graves et la CJRS ‘’espère que des sanctions fermes, à la hauteur de l’abus, seront prises contre les auteurs d'un tel acte impardonnable dans un État de droit’’. C’est pourquoi elle interpelle le ministre de l’Intérieur et lui demande de ‘’mettre un terme à cette violence inouïe dont font usage ses services vis-à-vis des reporters’’.

L’Association des éditeurs et professionnels de la presse en ligne (Appel) proteste également ‘’vigoureusement contre la violence gratuite et répétée dont les éléments de la police nationale font montre très souvent sur le terrain. Les cas d’agression contre les journalistes, par des policiers, sont devenus très récurrents et inquiétants. Si ceux qui sont censés nous protéger, nous attaquent, nous tabassent et exercent des abus de toute sorte contre nous, personnel des médias, il y a de quoi désespérer’’, lit-on dans un communiqué reçu à ‘’EnQuête’’.

Les journalistes se disent très inquiets parce que ‘’l’état de santé de la camerawoman s’est beaucoup dégradé, particulièrement ce mardi matin (hier), plongeant sa famille, ses proches et les membres de sa rédaction dans l’inquiétude’’. Comme la CJRS et le Synpics, l’Appel attend que justice soit faite. ‘’Le secteur des médias espère une sanction exemplaire afin que les agressions contre les journalistes et techniciens cessent’’.

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