Publié le 23 Jun 2013 - 23:30
AMÉLIORATION DE LA SANTÉ DES POPULATIONS

Le gouvernement compte sur le secteur privé

 

Pour atteindre les Objectifs du millénaire pour le développement (OMD) en santé à l'horizon 2015, le gouvernement compte sur un le partenariat public-privé (PPP). Lequel permettrait un accès équitable à des services de santé de qualité.

Miser sur le partenariat public-privé pour atteindre les Objectifs du millénaire pour le développement (OMD) en santé à l'horizon 2015. Notamment en lutte contre la mortalité maternelle, néonatale et infantile. C'est ce qu'entreprend le gouvernement sénégalais en initiant un Cadre national de concertation sur le partenariat public-privé (PPP) dans le secteur de la santé. Lequel vise à permettre à la population un accès équitable à des services de santé de qualité.

Selon le ministre de la Santé et de l'Action sociale, Eva Marie Coll Seck, qui présidait hier la journée sur le renforcement du partenariat, au regard actuel du niveau préoccupant des indicateurs liés à la santé de la mère et de l'enfant, et au vu des importants gaps à combler tant au niveau des ressources humaines, matérielles que financières, l'apport du privé devient incontournable. Elle a ainsi lancé un appel pour qu’ensemble le public et le privé s'engagent dans la construction d'un partenariat et d'un dialogue permanent. Car, a soutenu Mme Seck, ''le partenariat public privé présente des avantages certains tant pour les pouvoirs publics que pour les acteurs privés. Il favorise l'introduction de nouveaux concepts comme la performance, la compétitivité et l'efficience et la rationalisation des interventions dans le domaine de la santé''.

De son côté, la directrice adjointe du Bureau Santé de l'USAID, Izetta Minko-Moreau, a estimé que l'option du privé de soutenir les efforts du gouvernement pour sauver des vies de mères, d'enfants et d'hommes est plus qu'un acte citoyen. ''C'est un des piliers fondamentaux pour le développement durable d'un pays. Chaque année, des dizaines voire des centaines de personnes meurent au Sénégal car l’accès à des services de santé de qualité reste encore très faible. Le secteur privé doit jouer un rôle important dans la résolution durable des problèmes sanitaires des populations. Et cela serait fait dans le cadre d'un partenariat fort qui sera bâti sur la base de principes garantissant autant d'avantages au secteur privé qu'au secteur public'', a souligné Mme Minko-Moreau.

Confiance

Pour le représentant du patronat, et directeur exécutif de la Confédération nationale des employeurs du Sénégal (Cnes), Mor Talla Kane, la réussite de ce partenariat repose d'abord sur la confiance. ''Le gouvernement doit mettre en place des bases de réglementations claires et de confiance. Le secteur privé doit prendre des risques, donc on doit être rassuré. Les autorités publiques sanitaires font souvent face à une insuffisance de leurs ressources budgétaires pour financer les infrastructures et services de base. Ainsi le recours aux PPP leur facilite le développement des investissements'', a dit M. Kane.

De son avis, ce partenariat permet un meilleur contrôle des dépenses publiques et une réaffectation budgétaire vers des dépenses de santé non susceptibles d'être financées sous une forme partenariale. ''Le recours à un PPP permet de bénéficier de l'expertise et des méthodes de fonctionnement du secteur privé dans le cadre d'un service public. La créativité, la nécessité de concurrence et de transparence et l'innovation technologique du secteur privé permettent au citoyen-usager de bénéficier des services de meilleure qualité'', a indiqué Mor Talla Kane. Mais à quel prix ?

Viviane DIATTA
 

 

Section: 
SAINT-LOUIS : PRISE EN CHARGE DE LA SEN-CSU : 10 926 bénéficiaires enrôlés et 820 millions de francs CFA de dettes apurés
POLLUTION INDUSTRIELLE À SANDIARA : Le ministre de la Santé interpellé
Proxénétisme - séjour irrégulier…
SANTÉ - APRÈS L’ABSENCE DU MINISTRE À UNE RENCONTRE AVEC LE SAMES : Le syndicat maintient sa grève de 48 heures
VIOLENCES SEXUELLES FACILITÉES PAR LE NUMÉRIQUE : Près de 20 millions d'enfants âgés de 12 à 17 ans touchés dans 21 pays
Feue Fatou Ndiaye Mme Turpin
Audience
MOBILISATION POUR LES JOJ : La fondation des premières dames dégaine 500 millions F CFA
RAPPORT DU SECRÉTAIRE GÉNÉRAL DES NATIONS UNIES SUR L’ÉTUDE DE L’AVENIR DE TOUTES LES FORMES D’OPÉRATIONS DE PAIX Quelle lecture pour l’Afrique ?
TENSIONS À LA RTS : L’intersyndicale dépose un préavis de grève et menace de boycotter les JOJ
143e GAMOU DE NDIASSANE : La famille Kounta et l’État en croisade pour la paix et la cohésion nationale
Recel présumé de compteurs et de câbles en cuivre
Agression et viol collectif à Yeumbeul
Conflit au ministère des mines
DÉCLARATION DE POLITIQUE GÉNÉRALE : Le 8 septembre désormais retenu
SAINT-LOUIS : 50e MAGAL DES 2 RAKKAS : Le comité d’organisation renforce la sécurité
FONDS D’APPUI ET DE DÉVELOPPEMENT DE LA PRESSE : Le FADP accélère le traitement des dossiers
ÉDUCATION INCLUSIVE : “Faire l’École Plus” mise sur les médias pour briser les préjugés
ASSAINISSEMENT À NDIASSANE : Cheikh Tidiane Dièye annonce le lancement d’un réseau collectif
Khalife des Khadres