Publié le 12 Dec 2022 - 11:01
ARRESTATIONS, VIOLENCES, 3E MANDAT, TENSIONS…

Souleymane Ndéné brise le silence

 

Au Sénégal, les tensions politiques et les arrestations ont fini par vicier le débat politique. Hier, Souleymane Ndéné Ndiaye s’est prononcé sur plusieurs de ces sujets, lors de l’émission ‘’Grand Jury’’ de la RFM. Sauf sur l’affaire Ousmane Sonko-Adji Sarr. ''Je n'ai jamais parlé de cette affaire, parce que je ne la connais pas. L'affaire est pendante au niveau de la justice. Le mieux, c'est d'attendre ce qui va se passer après. Ce que je peux dire, c'est qu'elle a coûté la vie à 14 personnes en mars 2021.

Ce qui est vraiment regrettable'', a déclaré l’ancien Premier ministre sous Wade. Il faut dire que cette affaire crée énormément de tensions dans le pays. Face à cette situation, Souleymane Ndéné Ndiaye alerte : "Il ne faut pas installer le pays dans des troubles.'' Ainsi, il appelle le président Macky Sall et Ousmane Sonko à s'inspirer des anciens présidents et adversaires politiques Abdou Diouf et Abdoulaye Wade. ''C'est vrai qu'ils n'ont pas les mêmes caractères que ces anciens présidents, mais le président Sall et M. Sonko doivent suivre leurs pas. Le problème est que M. Sall et M. Sonko sont très jeunes. Alors que Wade et Diouf étaient très mûrs.

Ils pouvaient s'écouter et s'entendre. En effet, ils se sont connus dans le passé, c'est pourquoi leur adversité ne posait pas un certain nombre de problèmes. Quant à M. Sall et M. Sonko, ils ne se sont pas assez connus dans le passé, avant de se croiser sur le chemin de la politique''. Arrestation de PAN : ‘’Un journaliste ne doit pas rester impuni’’ Concernant l'arrestation de Pape Alé Niang, il a déclaré : "Je suis avocat et, en plus, je ne suis pas dans le dossier. C'est pourquoi je préfère ne pas commenter l'affaire de monsieur Pape Alé Niang. Ce que je voudrais dire, c'est que liberté rime toujours avec responsabilité. Un journaliste ne doit pas rester impuni. Ce n'est pas parce qu'on est journaliste qu'on doit être au-dessus de la loi. Quand on affirme une chose, il faut être en mesure de la prouver.'' Récemment, on a assisté à de nombreuses arrestations d'opposants. La dernière en date est celle de Fadilou Keita, responsable politique du Pastef.

Face à cette situation, l'ancien Premier ministre rappelle que tous les citoyens sont égaux devant la loi. ''Il ne faut pas qu'il y ait une dispense d'infractions pour une catégorie de personnes. La loi doit s'appliquer à tous. On ne doit pas orienter les arrestations uniquement vers les opposants. Ce n'est pas ça la démocratie''. Toutefois, en dépit de son appel à une justice juste et équitable, le leader de l'Union nationale pour le peuple (UNP)/Bokou Djeum met en garde contre tout dérapage. Pour lui, la démocratie n'est pas aussi synonyme d'insultes ou d'offenses. Il y a des limites. "La démocratie, ce n'est pas faire dans l'excès. On ne doit pas en abuser. Il me semble que les gens qui insultent oublient que ceux qui sont invectivés ont des familles''. La question de la troisième candidature L’autre sujet brûlant est celui de la troisième candidature. Souleymane Ndéné Ndiaye, à l’instar du chef de l'État, s’inscrit dans une logique de ménager le suspense. "Le moment (de parler) n'est pas encore arrivé.

Je ne peux pas me prononcer encore sur l'éventuelle candidature du président Macky Sall. Je dirai ma position, le moment venu'', laisse-t-il entendre. Avant d’ajouter : "Nul ne peut faire deux mandats consécutifs. Les gens ne cessent de brandir cette disposition comme argument. Mais ce qu'ils ne savent pas, c'est que chacun peut en faire la lecture qu'il veut.'' ''J'ai appelé la députée Ami Ndiaye Gniby…''

La question de l’Assemblée nationale a aussi été abordée, lors de l’émission, notamment les violences qui ont émaillé la session budgétaire. Souleymane Ndéné Ndiaye a fait la leçon aux parlementaires, en citant l'écrivain Albert Camus : "Élevons ce pays en élevant son langage.'' Il ajoute : "Il ne sert à rien d'invectiver. C'est ce genre de situation qui m'avait poussé à démissionner de la 12e législature, en 2012. Je ne pouvais pas supporter certains mots déplacés. Et pour éviter de me bagarrer avec qui que ce soit, j'ai fini par démissionner.'' Selon le président de l'UNP, la violence est présente dans toutes les Assemblées nationales du monde et en tout temps. Mais sauf que, cette fois-ci, les parlementaires ont poussé le bouchon trop loin. "Depuis la nuit des temps, il y a toujours des scènes de violence dans les Assemblées nationales. Mais aller jusqu'à agresser une femme, c'est vraiment excessif. J'ai appelé Ami Ndiaye, depuis le Qatar, pour lui marquer ma solidarité''.

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