Publié le 10 Oct 2013 - 16:40
ASSEMBLEE NATIONALE

Les enjeux d'une rentrée très politique, vendredi

 

 

L'Assemblée nationale ouvre sa session unique 2013-2014, vendredi à partir de 9h. Les députés sénégalais retrouvent ainsi l'hémicycle, pour une séance plénière. "A l’ordre du jour, l’ouverture de la session ordinaire unique de l’année 2013-2014 de l’Assemblée nationale", indique un communiqué de l'institution parlementaire. Ce sont les dispositions de la loi 2008-68 modifiant l'article 15, alinéa 1er de la loi 2000-20 modifiant le Règlement intérieur de l'Assemblée nationale qui stipulent que ''le président de l’Assemblée nationale et les autres membres du Bureau sont élus pour une durée d’un an. Ils sont rééligibles. Les mandats du président et des autres membres du Bureau de l’Assemblée nationale sont renouvelés à la première séance de la session ordinaire''. C'est cette même loi qui avait permis d’évincer l'actuel chef de l’État, Macky Sall, alors président de l'Assemblée nationale, mettant fin immédiatement à son mandat puisque la loi stipulait également en son article 2 que ''les dispositions de la présente loi s’appliquent aux mandats en cours du président de l’Assemblée nationale et des autres membres du Bureau''. Cela, c'est l'histoire qui s'est déroulée en 2008. Aujourd'hui, le débat d'un retour à l'orthodoxie d'un mandat de 5 ans des membres du Bureau a fini d'être agité à l'hémicycle et au sein de la classe politique, se polarisant surtout sur le mandat du président de la Représentation nationale.

En tout cas, avec cette session qui s'ouvre demain vendredi, il est clair que le président de l'Assemblée nationale, Moustapha Niasse, les vice-présidents, les secrétaires élus, les questeurs et autres présidents de commission vont devoir rendre leur mandat et se représenter s'ils reçoivent l'aval de leurs groupes parlementaires. Un premier enjeu politique sera donc le sort que va réserver la majorité (l'Alliance pour la République) au sein de la majorité (Benno Bokk Yaakaar) au président sortant. La promesse sous-entendue du président Macky Sall de faire maintenir son allié au perchoir, dans la posture de 2e personnalité de l’État, résistera-t-elle à l'épreuve des lames de fond qui agitent l'APR pour qu'un de ses membres dirige l'Assemblée ? L''autre enjeu concerne les membres du parti Rewmi d'Idrissa Seck, qui est sorti de la coalition Benno Bokk Yaakaar pour se positionner comme leader potentiel de l'opposition au régime. Pour dire que les rewmistes ne seront plus membres de bureau, à l'instar de Thierno Bocoum, jusque-là président de la Commission de comptabilité et de contrôle, dont la récente sortie mettait à nu ''l'opacité'' de la gestion de l'institution. Reste à savoir si Rewmi va tenter de se constituer en groupe parlementaire...

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