Publié le 13 Apr 2013 - 21:10
COMMUNICATION GOUVERNEMENTALE

Des spécialistes à la rescousse

 

L’Administration devra procéder au recrutement et à la nomination de spécialistes de la communication, pour mettre en place un plan de communication efficace, préconise le document sur la nouvelle politique de communication du Gouvernement dont copie a été remise à l'Aps.

 

Selon ce texte, ''le chef des communications est le cadre supérieur à qui incombe la responsabilité d'aider les organes centraux à coordonner et à diriger l'application de la politique de communication dans son institution''. La communication gouvernementale est au cœur d’un séminaire de deux jours qui a démarré vendredi matin à Dakar.

 

Concernant la politique de communication actuelle, le document fait état des ''limites d’un système reposant sur les performances individuelles, le manque de ressources, de moyens et de compétences''. ''L’information publique, encore moins la communication au sens large du terme, n’a pas été conçue au sein de l’administration et au sommet de l’État'', souligne le texte.

 

 

« Ainsi, des ressources conséquentes ne lui ont jamais été consacrées. Les chapîtres consacrés dans les budgets (-0,1 %) des différents départements ministériels affichent les montants les plus faibles de toutes les nomenclatures budgétaires'». À cela s’ajoutent les ‘’limites des ressources humaines et des compétences''. En effet, ''dans la plupart des départements ministériels et des structures décentralisées ou déconcentrées de l’État, il y a des embryons de services dédiés à la communication''.

 

''Dans la réalité, il n’existe, dans la plupart des cas, qu’un attaché de presse au service des relations de presse du premier responsable (le ministre) de la structure considérée, plutôt que de jouer le rôle chef d’un système de communication'', relève le document. La nouvelle politique de communication gouvernementale ''a pour but d'assurer la gestion efficace et la bonne coordination des communications à l'échelle du Gouvernement et de faire en sorte que celles-ci répondent aux divers besoins d'information du public, des fonctionnaires et de l’ensemble des cibles auxquelles s’adresse l’information publique dans l’ensemble du pays'', explique la même source.

 

 

Le Gouvernement devra s’appuyer sur plusieurs principes pour ''appliquer et conduire le plan de communication''. Ainsi, ''il devra fournir au public des renseignements, des informations sur les orientations, les réalisations du Gouvernement, sur les programmes prioritaires, les services et les initiatives qui sont en cours''.

 

Il s’agira aussi ''de communiquer dans la langue officielle et dans toutes les langues nationales qui sont officiellement identifiées et codifiées par la loi, de veiller à ce que les organes centraux et provinciaux qui s’occupent de la réforme soient visibles et accessibles, et à ce qu’elles rendent compte au public qu’ils servent''.

 

Selon le document, ''le Gouvernement doit consulter le public, l’écouter et tenir compte de ses intérêts et de ses préoccupations au moment d’établir des priorités, d’élaborer des politiques, et de planifier des programmes et des services''. Il s’agit aussi d’encourager les gestionnaires et les employés de l’Administration publique à ''discuter, ouvertement avec le public, des politiques, des programmes et des résultats positifs attendus de la réforme de l’Administration publique''. Selon toujours la même source, ''les ministres sont les principaux porte-parole du Gouvernement de la République''.

 

''Ils sont appuyés dans cette fonction par des collaborateurs nommés à cette fin, notamment des adjoints de direction, des chefs des communications et des attachés de presse aux cabinets des ministres, ainsi que par les équipes de cadres supérieurs des institutions gouvernementales, qui comprennent les administrateurs généraux, les chefs des communications et d’autres cadres supérieurs''. Le document mentionne que les ministres présentent et expliquent au public les politiques, les priorités et les décisions du Gouvernement.

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