Publié le 26 May 2025 - 10:35

DIALOGUER, VOUS DITES…

 

Au-delà d’être un verbe français du premier groupe, Dialoguer est, plus qu’une constante, un des leviers essentiels qui soutiennent, confortent et consolident notre devoir de paisible coexistence. C’est dire et même avouer que Dialoguer, plus qu’une marque de fabrique sénégalaise, est un impératif et des chemins des plus sûrs et des meilleurs pour réapprendre à nous aimer ! Malgré nos différences et divergences ! Et surtout à cause sinon grâce à elles ! Si, donc, le Président de la République, Monsieur Bassirou Diomaye Diakhar FAYE, fait du Dialogue un point d’ordre de jour crucial du calendrier républicain, mais, aussi, une obligation de sereine gouvernance et y convie la Nation intégrale c’est, avant tout, pour une double raison : nous rappeler qui nous sommes, ce qui nous attend de vital et - abjurant toutes visions de faction, de classe, voire de caste ou coterie - nous inviter au discernement et en la nécessité d’appropriation des concepts de Patriotisme et de Souveraineté tout autant du Référentiel « Sénégal 2050 » ! Par chacune et chacun de nous : socialistes ou libéraux, cocos ou dits apolitiques et/ou membres de toutes les sociétés dites civiles !Au Sénégal aussi bien en les ailleurs ! Dialoguer ? Eh oui ! Et comme si c’était une idée neuve et pas qu’un précepte, pas qu’un principe, de coexistence en bonne intelligence seulement remise au goût des jours ! Dialoguer! Eh oui ! Ne serait-ce que pour faire recouvrer à la palabre et à l’arbre et leur âme et toutes leurs syllabes d’accueil et, les re-suscitant, prouver au monde que nous n’avons pas attendu Habermas pour être des êtres doués ou adeptes du consensus ! Dialoguer ! À fin que l’expression « Président de tous les sénégalais », depuis six décennies et des poussières, à tort et à travers, déclamée par quatre Suprêmes Magistrats, sorte du lot des stériles utopies et leurres régaliens, pour se muer en autant de réalités habitables ! Enfin …
Cela est de l’ordre des possibles et les bons agents publicitaires, tout comme les communicateurs de talent, ne me contrediront point qui savent que « c’est quand tout marche qu’il importe de persister à promouvoir les produits ». Monsieur Ousmane SONKO, pour sûr, pense comme moi, lui qui a charge de stabiliser un monde ( le Sénégal) et les familles de tous ordres et natures qui le peuplent et le meublent. Et avec les failles et les faiblesses, les entendus, les sous-entendus et autant de malentendus qui nous rendent si complexes, si compliqués,mais à destins liés ! Pour le meilleur et le pire plus encore ! Et, ainsi, participer au Dialogue, ce doit être plus qu’un conseil : une injonction et un réflexe patriotiques ! (…..)

Elie Charles Moreau

Section: 
BAMAKO AU BORD DE LA PARALYSIE : BLOCUS, PÉNURIES ET GUERRE ÉNERGÉTIQUE. Le sabotage de Manantali : un tournant dangereux dans la crise malienne
LE CHEMIN DE L’ESPOIR : Pour une relation Sénégal-France apaisée, souveraine et équilibrée
TURBO-RÉVOLUTION FINANCIÈRE AU SÉNÉGAL Entre orthodoxie du FMI, défi de la dette et explosion des alternatives endogènes
LE DESTIN DU PRÉSIDENT DIOMAYE : Entre démission et cohabitation forcée
LETTRE OUVERTE : À Son Excellence le Président de la République,
PROPOSITIONS DE RÉFORME-DIVORCE : Mettez juste un trait d’union
Saisine du conseil constitutionnel et dispersion de la classe politique
Commentaires sur l’avant-projet de loi portant révision de la Constitution
LA RUE COMME MUSÉE : Pour une esthétique populaire de la ville africaine
Hommage à Mame Less Camara (3 ans déjà....)
YAKAAR-TERANGA : Les véritables pertes de l’État du Sénégal et les conséquences dévastatrices
YAKAAR-TERANGA : Les deux raisons du départ de kosmos
MÉMOIRE - TROIS ANS DÉJÀ : Malick Ndiaye, le veilleur de l’éthique Ceddo
REVALORISATION DE LA FORMATION DES JOURNALISTES DANS LE CADRE DU FADP ET RÔLE PIONNIER DU CESTI : Le pari de la qualité
DU TEXTE AU GESTE : L’ordre de préséance et la valorisation des élus à la lumière du décret n°99 252 du 19 mars 1999
AU SENEGAL, LES PAUVRES PAIENT PLUS POUR SE SOIGNER : Le paradoxe de notre système de santé
DE LA SUPRÉMATIE PRÉSIDENTIELLE : Entre conflits et primauté
Analyse de la décision n° 2/C/2026 du Conseil Constitutionnel
De grâce ne nous faites pas ça !
SONKO MOY DIOMAYE - DIOMAYE MOY SONKO : C’est le difficile qui est le chemin