Droits humains et sécurité

La Direction générale de la Police nationale (DGPN) et la Commission nationale des Droits de l’Homme du Sénégal (CNDH) veulent renforcer l’intégration des droits humains dans les interventions sécuritaires. C’est dans cette perspective qu’une session de formation destinée aux personnels opérationnels de la police a été ouverte lundi à la Direction de la Formation de la Police nationale, dans le cadre du programme POC II.
La cérémonie d’ouverture a été présidée par le Contrôleur général de police Abdoul Wahabou Sall, Directeur général adjoint de la Police nationale, en présence de plusieurs responsables institutionnels et partenaires internationaux. Selon un communiqué, cette formation vise à mieux préparer les agents aux enjeux liés à la migration, à la lutte contre la traite des personnes et au trafic illicite de migrants, tout en veillant au respect des droits fondamentaux dans les opérations sécuritaires.
Prenant la parole lors de l’ouverture des travaux, la présidente de la Commission nationale des Droits de l’Homme du Sénégal, le professeur Amsatou Sow Sidibé, a insisté sur la nécessité d’adopter une approche sécuritaire respectueuse de la dignité humaine, particulièrement dans la gestion des questions migratoires. Présent à la rencontre, l’ambassadeur de la Délégation de l’Union européenne à Dakar, Jean-Marc Pisani, a salué l’initiative et encouragé les participants ainsi que les partenaires engagés dans le projet. De son côté, le Contrôleur général Abdoul Wahabou Sall a exprimé la volonté de la Police nationale de consolider davantage sa collaboration avec la CNDH. Il a d’ailleurs annoncé la prochaine signature d’un partenariat formel entre les deux institutions afin de renforcer les actions communes en matière de formation et de promotion des droits humains.
Le Directeur général adjoint de la Police nationale a également rendu hommage au professeur Amsatou Sow Sidibé, qu’il a présentée comme l’une de ses anciennes enseignantes à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar. Prévue sur deux jours, cette session permettra aux participants d’échanger sur plusieurs thématiques liées aux droits humains, au cadre juridique de la migration, à la protection des victimes ainsi qu’aux pratiques opérationnelles respectueuses des libertés fondamentales.






