Publié le 7 Oct 2013 - 16:15
FREINS AU DÉVELOPPEMENT DU SÉNÉGAL

Ouza met en cause “un système en vigueur depuis Senghor’’

 

 

Le Sénégal risque de rester longtemps encore “un pays sous-développé” si on ne change pas le système politique qui le dirige depuis les années 60. C’est l’avis de l’artiste et compositeur Ousmane Diallo dit “Ouza” qui s’exprimait samedi lors de la cérémonie de lancement du mouvement citoyen ‘’Jotna’’ dont il est le président. ‘’Depuis très longtemps, notre pays est champion de la démocratie qui est le pouvoir du peuple. Alors ce n'est pas le peuple qui a le pouvoir, mais les politiciens. Et ce système, on l'a surnommé avec nos professeurs de grammaire ‘’la politocratie’’, ou les politiciens au pouvoir. La ’’politocratie’’ entame aussitôt l’anarchie...

C’est toujours le même système qui revient depuis Senghor jusqu’à Macky Sall... et caractérisé par un président de la République, 50 ministres, 150 députés, des sénateurs, des conseillers économiques et sociaux...” Pour Ousmane Diallo, si les sénégalais disent que “dëkk bi dafa Macky”, ce n’est pas la faute au président de la République, “mais au système. (…) C’est la même famille politique qui se beurre depuis les indépendances. Et le peuple souffre toujours...” La question centrale à laquelle il faut répondre, estime Ouza, est : “Pourquoi ça ne va pas avec les politiciens ?” Quelle que soit la réponse, le mouvement ‘’Jotna’’ est favorable à une “réflexion” sans tabou pour savoir dès à présent ce qu'il faudra après Macky Sall. Mais l'une des solutions serait peut-être la mise en place d'un “gouvernement de transition”, une idée que l'artiste engagé rappelle avoir déjà proposé “à plusieurs chefs de partis politiques” avant l'élection présidentielle de février-mars 2012.

Pour l'heure, Jotna n'écarte pas de soutenir un camp ou un autre lors de prochaines joutes électorales, à condition toutefois qu'il soit “aux côtés du peuple”, précise son leader. “Mais moi Ouza, personnellement, je ne suis candidat à aucun poste électif, que ce soit député, conseiller municipal ou sénateur. Nous voulons favoriser une rupture totale avec la politique politicienne.” A cette cérémonie, étaient présents Maguette Thiam (PIT), le maire de Guédiawaye Cheikh Sarr, Zahra Iyane Thiam (UDS)...

Section: 
MODIFICATION ARTICLES L29 ET L30 - NON RÉTROACTIVITÉ DE LA LOI Entre confusion et amalgame
MAME MBAYE NIANG SUR LA MODIFICATION DE LA LOI ELECTORALE « Au nom de quoi se battre à la place de Diomaye ? »
DUEL AU SOMMET - RÉVISION CODE ÉLECTORAL : L’Assemblée tranche pour Sonko !
RÉFORMES INSTITUTIONNELLES AU SÉNÉGAL Entre l’ambition du consensus et le spectre du “forcing”
RÉFORMES CONSTITUTIONNELLES : Le FDR rejette les propositions et appelle à la mobilisatio
EN ASSEMBLEE GENERALE A THIÈS Le FDR critique la situation du pays et la réforme électorale
ABDOULAYE B. GNING (PRESIDENT DU FRONT PATRIOTIQUE Républicain (FPR – YOON WI)) "Le temps est grave notre République vacille, notre souveraineté s'efface"
EN TOURNEE A THIES : Barthélémy Dias appelle l’opposition à se structurer
Fête de l’indépendance à Thiès
LOI D’AMNISTIE : La politique noie le Droit
DIPLOMATIE / CANDIDATURE ONU : Macky Sall face à son grand oral à New York
CONFLITS INTERNATIONAUX Diomaye Faye alerte contre la banalisation du recours unilatéral à la force
GUERRE AU MOYEN-ORIENT – CRISE DU MULTILATÉRALISME : L'Afrique face à ses responsabilités
MODIFICATION ARTICLE L29 ET ABROGATION ARTICLE L30 DU CODE ÉLECTORAL Le FDR dénonce une forfaiture et annonce des manifestations
CANDIDATURE SONKO - RÉVISION PROCÈS : Une partie de poker
CENTENAIRE D’ABDOULAYE WADE : L’État prépare une célébration nationale
LINGUÈRE - EL MALICK NDIAYE SUR LES LOCALES : “L’objectif n’est pas de satisfaire des intérêts mais de gagner”
El Malick Ndiaye
LOCALES 2027 : Nouvelle Responsabilité contre tout report
DÉSORDRE AU SOMMET DE L’EXÉCUTIF : Comme dans une armée mexicaine