Publié le 16 May 2019 - 22:06
IMMIGRATION REGULIERE EN ITALIE

103 298 Sénégalais ont un permis de séjour régulier

 

Selon le dernier rapport de l’Organisation internationale pour les migrations (Oim), les Sénégalais représentent 13 % de la communauté en Italie. 103 298 d’entre eux ont un permis de séjour régulier. Le travail représente la principale motivation du séjour (36,7 %), suivi des raisons familiales, avec 34,5 %.

 

C’est connu de tous que les Sénégalais aiment émigrer, pour aller à la recherche de lendemains meilleurs. Les pays de l’Europe font partie de leur choix de prédilection, notamment l’Italie. D’après un rapport de l’Organisation internationale pour les migrations (Oim) parcouru par ‘’EnQuête’’, les ressortissants sénégalais représentent 13 % de la communauté, en Italie. Selon la même source, 103 298 ont un permis de séjour régulier dont 75 % sont des hommes. Au total, 65,5 % de la communauté est concentrée dans le nord de l'Italie. Leur première destination est la Lombardie (la région de l’Italie la plus peuplée) où vivent 34,1 % des citoyens du pays de Léopold Sédar Senghor.

Quant à leur présence dans le Sud, elle est supérieure à la moyenne des pays non membres de l'Union européenne, avec 16,2 %. Ici, la concentration en Sardaigne (ouest de l’Italie) se démarque, la région accueillant 3,5 % de la communauté contre 0,7 % des citoyens non européens. ‘’La communauté (sénégalaise) se caractérise par une diminution du nombre de présences au cours de la dernière année et une réduction simultanée de la part des résidents de longue durée, égale à 59,9 %.  Parmi les permis, le travail représente la principale motivation du séjour (36,7 %), suivi des raisons familiales avec 34,5 %. L'augmentation (+33,8 %) des formes de protection humanitaire est significative, représentant pour la communauté 26,5 % des motifs de séjour et 62,7 % de la première entrée en Italie’’, lit-on dans le document.

En 2018, les statistiques sur l'immigration en Italie ont diminué par rapport aux années précédentes. Elles étaient 834 personnes en 2018, contre 1 006 à la même période en 2017 ; 1 389 en 2016 et 1 336 en 2015. ‘’Il y a donc eu une réduction en 2018. 17 % des nouvelles par rapport à 2017 et 38 % par rapport à 2015’’, souligne le rapport.

Concernant la centralité du thème de l'immigration au cours des six dernières années au niveau général, 2015 est l'année où il y a eu plus de titres avec 19 185 (soit une moyenne de 53 titres par jour). L’année 2018 a montré une baisse moyenne quotidienne de 37 titres. La diminution des arrivées ne coïncidait pas avec une réduction proportionnelle du nombre de titres. En 2015, par exemple, il y avait, en moyenne, un titre pour 8 migrants arrivés ; en 2018, un titre pour deux migrants. En 2016, le nombre de permis d'asile, de demandes d'asile et de raisons humanitaires était clairement prédominant, représentant environ 62,7 % du total, en hausse de 2,1 % par rapport à l'année 2017.

Le rapport s’est aussi intéressé aux activités des migrants africains en Italie, surtout concernant leur taux de parution dans la presse.

Sur ce, il y a lieu de souligner qu’en 2018, il y a 4 058 faits-divers qui ont parlé de l’immigration, 300 faits-divers de plus que la même période d'enquête, en 2017, 25 % de plus qu'en 2016. ‘’Il n'y a pas de corrélation entre la quantité de faits-divers et l'augmentation de la perception de l'insécurité. Au lieu de cela, il est possible de faire l'hypothèse d’un lien entre l'information et la perception de l’insécurité : par exemple, le binôme immigration-criminalité’’, renseigne le document.

6 000 Sénégalais arrivés en Italie en 2017

Par ailleurs, entre le 1er janvier et le 1er mai 2019, il y a eu 16 806 arrivées dans 5 pays (Italie, Malte, Grèce, Chypre et Espagne) dont 410 morts contre 22 439 arrivés et 616 morts à la même période, en 2018. Alors qu’il y a eu 6 000 Sénégalais arrivés en Italie en 2017, contre 10 327 en 2016. Par contre, en 2019, l’Europe (principalement l’Italie et Malte), par la mer, a vu entrer dans son sol 1 120 personnes.

Plus de 257 personnes ont été portées disparues en mer Méditerranée. Le taux de mortalité, en 2019, est de l’ordre de 11 %, contre 3,5 % en 2018 et 2,6 % en 2017. Le document renseigne aussi sur le nombre de migrants morts en cours de route. Il y a eu 2 200 morts en 2018, 3 116 en 2017, 5 143 en 2016 et 3 771 en 2015. Pour les arrivées, il y a eu 116 000 en 2018, 184 170 en 2017, 387 895 en 2016, un million en 2015.

CHEIKH THIAM

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