Publié le 25 Feb 2021 - 00:21
INFRASTRUCTURES ROUTIERES / LENTEUR DES TRAVAUX

Les précisions du point focal de Promovilles

 

Après une première qui a plus ou moins soulagé les populations mbouroises dans leurs déplacements à l’intérieur de la ville, la 2e phase du Promovilles a été lancée au mois de février 2020 par le ministre du Développement communautaire et de l'Equité sociale d’alors, Mansour Faye. Un an après, les routes ne sont pas encore livrées. Les populations s’inquiètent. Le point focal donne des précisions.  

 

La deuxième phase de Promovilles est financée par la Banque africaine de développement (Bad) pour un montant de 6 milliards de francs CFA. Ils doivent servir à financer un linéaire de 9 km. C’est essentiellement des voiries qui devront permettre à Mbour d’être décongestionnée, mais aussi de favoriser une circulation fluide de la mobilité au niveau urbain.

C’est dans ce cadre que plusieurs chantiers sont ouverts sur toute l’étendue de la commune. Mais aucun d’entre eux n’est encore livré. Il s'agit de 3,2 km d'une corniche reliant Djouti Joal à la route de l’Oncad ; de 1,830 km entre l'avenue Sanna Daffé et la route nationale n°1 du côté de Thiocé Est ; du raccordement du Croisement Kaolack à la route 44, pour une distance de 1,800 km ; la voie de contournement passant par le cimetière de Liberté, qui s'étend sur une distance de 1,5 km, et la route raccordant la route de Saly à Grand-Mbour et la route nationale n°1, pour 0,820 km. Soit un total de 9,15 km prévus pour améliorer la mobilité urbaine et réduire les coûts et les temps de déplacement, renforcer le système d'assainissement, la sécurité des personnes et des biens par l'éclairage public et l'amélioration du cadre de vie des populations.

Un projet très ambitieux qui avait suscité un enthousiasme chez les Mbourois. Mais avec les lenteurs, ces derniers commencent à s’inquiéter, surtout avec les tracas causés par les déviations, la pollution et autres dommages collatéraux. Dans certains quartiers, on peut rester plus d’un mois sans voir l’ombre d’un ouvrier s’activer sur le chantier.

‘’La première cause est l'hivernage qui a ralenti les travaux, car il y avait de fortes inondations qui ont freiné l’avancée du programme, mais aussi les décaissements que l'entreprise devait avoir, et cela est dû au changement au ministère. Ce remaniement ministériel a causé beaucoup de retards dans ces travaux. Il y avait un changement de signature, notamment au niveau de l'Ageroute’’, a expliqué le point focal du programme à Mbour.

Selon Ousmane Sow, il fallait revoir certains dossiers, car la Bad avait demandé qu’ils soient revus afin que les travaux se poursuivent. ‘’Ainsi, ils vont reprendre dans les meilleurs délais pour enfin finir toutes les infrastructures routières, les assainissements, l'éclairage aux centres urbains, au mois de mai’’, annonce-t-il. ‘’Aussi, il n'est pas facile de travailler en milieu urbain, car il y a beaucoup de désagréments.  Les gens utilisent les routes malgré les travaux en cours. Cela aussi rend difficile leur avancée’’.

Pour M. Sow, ‘’comparée à la première phase qui était destinée à refaire 6 km de route, cette deuxième phase est pour 10 km de routes à refaire. Donc, il n'est pas facile de progresser rapidement’’.

IDRISSA AMINATA NIANG

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