Publié le 21 Sep 2026 - 12:23
CROISSANCE ÉCONOMIQUE DE 6,5% EN 2025  

Le rôle clé du pétrole et du gaz 

 

La croissance économique s'est établie à 6,5%, en 2025, après 6,3% en 2024. Selon l'ANSD, ce léger mieux est principalement porté par le secteur des hydrocarbures marqué par la première année complète d'exploitation du pétrole brut sur le champ de Sangomar ainsi que le démarrage de la production gazière avec le projet Grand Tortue Ahmeyim (GTA).

Ainsi, la croissance du PIB réel de 2025 (+6,5%) est imputable à l'évolution combinée des secteurs secondaire (+15,9%), primaire (+5,5%), tertiaire (+2,8%) ainsi que des taxes nettes sur les produits de 4,6%. S’agissant du secteur primaire, cette progression est due au bon comportement des valeurs ajoutées de l'agriculture (+7,4%), de l'élevage (+5,3%) et, dans une moindre mesure, de la pêche et aquaculture (+2,8%).

Selon la même source, le secteur secondaire est le principal moteur de la croissance en 2025, avec une hausse de sa valeur ajoutée de 15,9% en liaison avec les performances des activités extractives (+62,5%), du raffinage du pétrole et cokéfaction (+49,4%), de la fabrication de produits à base de tabac (+15,4%), de matériaux minéraux (+10,5%) et de matériels électriques, électroniques (+9,8%).

Par ailleurs, la production et distribution d'électricité (+3,2%), la production et distribution d'eau et assainissement (+3,1%) et la fabrication de produits agroalimentaires (+1,7%) se sont rehaussées dans une moindre ampleur.

En revanche, la croissance du secteur secondaire a été limitée par les contractions des activités de fabrication de produits chimiques de base et pharmaceutiques (-10,8%) et du travail du caoutchouc et de plastiques (-8,3%), du travail du bois, fabrication de papier (-4,2%), de la construction (-3,5%), de la fabrication d'autres produits manufacturiers (-3,2%) et de la fabrication de biens d'équipements (-2,4%).

L’ANSD renseigne que le secteur tertiaire (53,7% du PIB réel en 2024) a enregistré une décélération en 2025 avec une progression de 2,8% de sa valeur ajoutée, après 6,1% en 2024. Cette situation est notamment induite par la chute de la valeur ajoutée des « activités spécialisées, scientifiques et techniques » (-17,5%, après +40,5% en 2024), ainsi que le ralentissement noté dans certaines branches d'activités telles que l'« hébergement et la restauration » (+0,5%, après +7,2% en 2024), l'« information et la communication » (+0,2%, après +11,6% en 2024), les « services administratifs et de soutien » (+0,6%, après +7,4% en 2024).

Par ailleurs, l’agence souligne que l'année 2025 est marquée par une forte hausse des exportations de biens et services (+30,7%) portée principalement par les expéditions d'hydrocarbures.

Tandis que la demande intérieure est portée par la consommation finale qui s'est bonifiée de 4,2% sous l'effet de celle des ménages (+4,0%) et des administrations publiques (+4,9%).  

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