Publié le 9 Oct 2013 - 16:58
MANIFESTATION PDS

Comment la Police a pesé…

 

 

La police a réellement agi, même si c’est de façon discrète, dans la gestion de la marche organisée par les libéraux et leurs alliés. Si Oumar Sarr, coordonnateur de la manifestation a voulu ratisser large pour marquer son empreinte dans un parti politique qui ressemble fort à une armée mexicaine, il a été stoppé net par les services de Police. De Diouf à Macky Sall, ce ne sont donc que les formes qui changent…

 

L’audition du coordonnateur du Pds, Oumar Sarr, par la Brigade des affaires générales de la Division des investigations criminelles rentrait bien dans le cadre des manœuvres visant à atténuer la puissance de feu d’un parti qui a du mal à se relever de sa chute de 2012.  Oumar Sarr s’est vu signifier que tout débordement des manifestants lui serait imputable. Il a été discrètement entendu en même temps que deux autres responsables du regroupement de partis, dont celui de Mamadou Diop ‘’Decroix’’, pour les mêmes raisons. C’est le commissaire divisionnaire Yague, patron de la Police Judiciaire, qui a organisé le travail, en synergie avec son collègue de la Direction de la surveillance du territoire (DST). Au niveau du pouvoir, il faut bien relever que l’option d’interdire la manifestation avait été soulevée. Mais la stratégie de l’affaiblissement en jouant sur plusieurs ressorts dont le fait de rendre difficilement accessible la zone de la marche a été bien étudiée et déroulée.

Selon des sources sûres, de Strasbourg où il se trouvait au moment de la manifestation, le Président Macky Sall s’informait sur les péripéties de la marche. Et sans doute a-t-il donné raison à ceux qui, au sein du pouvoir, pensent que le danger ne réside pas dans l’autorisation des marches mais plutôt en leur interdiction… Sous le président Wade, rares étaient les manifestations qui étaient interdites. Mais bien souvent, elles étaient suivies d’accrochages qui pouvaient être violents, comme ce fut le cas durant les mois de juin et juillet 2012 où des morts et blessés ont été enregistrés, surtout au niveau de la Place de l’Obélisque, siège de la contestation pour le départ de Wade d

Section: 
PROMULGATION DE LA CONSTITUTION La nouvelle fatwa de Sonko
PARTI SOCIALISTE : Aminata Mbengue Ndiaye suspend toutes les réunions au siège du parti
CRISE INSTITUTIONNELLE AU SÉNÉGAL : La Coalition Diomaye Président fait bloc contre le “détournement” de la révision constitutionnelle
PROJET DE REVISION CONSTITUTIONNELLE DU GROUPE PARLEMENTAIRE PASTEF : L’APR dénonce un "rafistolage constitutionnel"
RÉVISION CONSTITUTIONNELLE : Le Conseil national du Laïcat interpelle le Président Faye
GUERRE DES POUVOIRS : Le hold-up constitutionnel
RÉVISION CONSTITUTIONNELLE – CONFÉRENCE DE PRESSE DE PASTEF Pastef défend sa réforme et assume le bras de fer institutionnel
REVISION CONSTITUTIONNELLE : Le PDS exige un référendum et appelle à un sursaut républicain
RÉVISION CONSTITUTIONNELLE-AMANDEMENTS DE LA MAJORITÉ PARLEMENTAIRE : Le gouvernement pour une concertation avec les acteurs politiques et de la société civile
RENVOI CODES DU TRAVAIL, CONDITIONS POUR LA RÉVISION DE LA CONSTITUTION : L’Assemblée déclenche la guerre
RÉVISION DE LA CONSTITUTION : Pastef dans un engrenage
THIES - REFORMES INSTITUTIONNELLES L’APR dénonce une « dérive »
POLITIQUE : Juan Branco, l’allié encombrant du Pastef
RECONFIGURATION POLITIQUE : Une drôle d'opposition
APRÈS LA DÉCISION DU CONSEIL CONSTITUTIONNEL SUR OUSMANE SONKO Le FDR appelle à la constitution d’un large front contre le pouvoir
RÉINTÉGRATION OUSMANE SONKO Le Conseil Constitutionnel clôt le débat
CANDIDATURE À L'ONU : Macky Sall poursuit sa campagne diplomatique en Europe
POUVOIRS DE L’ASSEMBLÉE NATIONALE Entre fantasmes et réalité
TENSIONS EXPLOSIVES AU PARTI SOCIALISTES : Une motion de confiance sur fond de violents affrontements
CRISE AU PARTI SOCIALISTE Des lendemains incertains dans la maison de Senghor